« Si Marc Bellemare veut raconter une histoire, qu’il la raconte au complet » - Michel Arsenault, président de la FTQ

Représentations de la FTQ auprès du gouvernement Charest

Montréal, samedi 27 mars 2010 – « Si l’ancien ministre Marc Bellemare veut conserver le peu de crédibilité qui lui reste, il devrait rappeler que l’opposition à sa volonté de diluer la Commission des lésions professionnelles (CLP) dans le Tribunal administratif du Québec était généralisée en 2004.

« À tel point que mon prédécesseur n’était pas seul dans le bureau de Jean Charest lorsque ce dernier a demandé à son ministre de retirer son projet, il était accompagné du président du Conseil du patronat », a déclaré le président de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), Michel Arsenault, en réaction aux propos de l’ex-ministre rapportés ce matin dans un quotidien de Montréal.

« À moins d’avoir une mémoire étonnamment sélective, Me Bellemare aurait dû également préciser que le conseil d’administration de la CSST s’était unanimement prononcé contre sa volonté de faire disparaître la CLP telle qu’elle existait et fonctionnait. La vérité est qu’il voulait écarter les plaideurs syndicaux et judiciariser le processus par un recours obligatoire et à fort coût à des avocats », a ajouté le président de la FTQ.

« On peut comprendre la frustration de Me Bellemare après l’échec de sa tentative de bulldozer sa réforme de la CLP tout comme il a tenté de le faire avec l’assurance automobile par l’abolition du « no-fault « . Me Bellemare voulait tout simplement rejudiciariser le processus de réclamation qui avait fait les choux gras de l’industrie de l’assurance avant l’intervention du gouvernement Lévesque et de Lise Payette en 1979. Mais la frustration n’autorise pas à dire n’importe quoi », a conclu le dirigeant syndical.

La FTQ est la plus grande centrale syndicale québécoise avec plus de un demi-million de membres.