Si aucun accord n'intervient d'ici là - 100 000 salariés de la construction en grève le 22 mai au Québec - Le débrayage a été voté à plus de 90 %

Montréal, 6 avril 2001 - Plus de 100 000 salariés de tous les secteurs de l’industrie de la construction seront en grève le 22 mai prochain si aucune entente n’intervient d’ici là pour le renouvellement des contrats de travail, annonce le Conseil conjoint de la construction (FTQ et Conseil des métiers). Les salariés de tous les métiers ont voté à plus de 90 % en faveur du débrayage.

Le Conseil représente 72 % des salariés de la construction résidentielle, commerciale et institutionnelle, industrielle, ainsi que du secteur des routes et grands travaux (génie civil). Vu sa très forte majorité, en vertu de la loi, c’est le Conseil qui négocie au nom de tous les salariés du bâtiment.

Les négociations se poursuivent à Montréal en présence de trois médiateurs nommés par le ministère du Travail. Les contrats de travail dans tous les secteurs arrivent à échéance le 30 avril et la grève pourra légalement être déclenchée le 22 mai, après le dépôt du rapport de médiation.

Contrairement à une nouvelle diffusée hier dans un quotidien de Québec, le Conseil conjoint de la construction revendique davantage que des hausses de salaire de 3 % par année, ce à quoi s’ajoute l’augmentation réclamée en ce qui a trait aux avantages sociaux.

Le Conseil conjoint de la construction est issu du regroupement de la FTQ-Construction et du Conseil provincial du Québec des métiers de la construction (international).