Semaine nationale de la santé mentale

Le 1er mai, le mouvement syndical et citoyen fête la Journée internationale des travailleuses et des travailleurs. C’est l’occasion de célébrer les combats menés et gagnés par le mouvement ouvrier, mais c’est aussi l’occasion de faire connaître nos revendications et préoccupations actuelles.

Le 1er mai marque aussi le début de la Semaine nationale de la santé mentale; une importante préoccupation partagée par la FTQ et de ses affiliés.

Plusieurs études ont confirmé le lien existant entre les nouvelles organisations du travail et les problèmes de santé mentale. L’augmentation des risques psychosociaux en lien avec l’organisation du travail, comme la précarisation du travail, le peu de temps d’adaptation aux changements organisationnels, l’augmentation de l’intensité au travail, etc., influencent l’ambiance et le climat de travail au point de les détériorer. Les répercussions sur les relations interpersonnelles et la qualité de vie au travail se font sentir.

Un récent portrait réalisé par le réseau des déléguées sociales et des délégués sociaux (DS) nous apprenait que les problèmes de santé mentale tiennent le haut du pavé de leurs interventions. Ils se déclinent sous la forme de stress, d’épuisement professionnel, de dépression, de détresse, de solitude, etc. En effet, presque 9 personnes sur 10 mentionnent intervenir, souvent ou à l’occasion, pour des problèmes de santé mentale. Il en est de même pour des problèmes de relations interpersonnelles.

On ne peut que constater que la détresse au travail n’est pas une réalité marginale. Il s’agit bel et bien d’une tendance clairement marquée qui interpelle tout particulièrement l’acteur syndical.

La FTQ vous invite donc à souligner cette semaine de sensibilisation dans vos milieux de travail.

Le saviez-vous?

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) prédit que d’ici 2020, la dépression majeure sera la principale cause d’invalidité au travail.