Se former, encore et toujours

Le marché du travail a changé. Le travail a aussi changé : à cause des nouvelles technologies, des nouvelles formes d’organisation du travail, des nouvelles compétences qui sont exigées au niveau de la communication et de la résolution de problèmes, etc. Et avec la fréquence des changements, il ne faut pas se surprendre si nous ne maîtrisons pas toutes les compétences de base qui facilitent l’adaptation à ces changements et si nous sentons que notre sécurité d’emploi est plus fragile.

Ces dernières années, le discours public a beaucoup insisté sur les lacunes de la main-d’oeuvre québécoise en matière de qualification et sur l’importance de rehausser les compétences des travailleurs et des travailleuses. L’absence d’investissements des entreprises dans la formation de leur main-d’oeuvre les a rendues moins compétitives. Malgré plusieurs politiques incitatives, très peu d’entreprises ont véritablement agi en prenant la question au sérieux. Elles n’avaient pas les moyens d’investir en formation lorsqu’elles étaient en difficulté et elles n’avaient pas de temps à y consacrer lorsque tout allait bien! D’où l’intervention de l’État pour forcer les entreprises à investir en formation.

À la FTQ, nous avons fait du dossier de la formation professionnelle, de la formation en emploi une de nos grandes priorités. Dans les dix dernières années, la FTQ a adopté deux déclarations politiques, l’une portant sur l’alphabétisation et l’autre sur la formation professionnelle. Elle a aussi produit un guide, «La négociation de la formation en emploi» et développé une formation spécialisée à l’intention des responsables syndicaux en formation professionnelle. De plus en plus de syndicats locaux sont maintenant impliqués dans la formation de leurs membres.

Loi favorisant le développement de la formation de la main-d’œuvre (LOI 90)

Tous les employeurs, privés et publics, dont la masse salariale est supérieure à 250 000 $ par année doivent investir au moins 1 % de leur masse salariale dans la formation de leur main-d’œuvre.

Les sommes non investies sont versées dans un Fonds national de formation qui permet de financer des projets de formation présentés par des employeurs, des syndicats, des comités sectoriels, etc, selon des priorités et orientations proposées par la Commission des partenaires du marché du travail.