"Scrapper l'article 45, j'ai jamais voté pour ça"

<b><font size=2 color=navy><i>Qui sème la misère, récolte la colère</font></b> <br><br> Une autre manifestation a eu lieu le 26 février à Victoriaville lors des consultations prébudgétaires du ministre Yves Séguin. <i>Visitez le <font color=blue>scfp.qc.ca</font> pour en savoir plus. <br> <br><i>Photo Didier Debusschère

Qui sème la misère, récolte la colère

Une autre manifestation a eu lieu le 26 février à Victoriaville lors des consultations prébudgétaires du ministre Yves Séguin. Visitez le scfp.qc.ca pour en savoir plus.

Photo Didier Debusschère

Beauharnois, le mercredi 25 février 2004 – Une importante manifestation qui a mobilisé plus de 600 personnes, venant entre autres des syndicats affiliés à la FTQ ( UES ou SQEES, SCFP, Métallos, TCA, TUAC, FIPOE, SCEP, AFPC etc.) a été organisée par le Réseau Vigilance de la Montérégie ( dont font partie les organisations syndicales CSQ, CSN, CSD, FTQ, SPGQ, SFPQ, des organisations communautaires comme la TROVEP, la Table de concertation des groupes de femmes, le regroupement des maisons de jeunes, les CDC etc).

De 16 h 00 à 19 h 30 ils ont manifesté bruyamment en chantant ou en scandant des slogans tels « Au Parti libéral, pas de mission sociale », « La réingénérie, j’ai jamais voté pour ça », « Charest, 1er Bougon du Québec », « Qui sème la misère, récolte la colère », « On s’laissera pas appauvrir, on s’laissera pas désunir », « Scrapper l’article 45, j’ai jamais voté pour ça ».

Le ministre Philippe Couillard a rencontré pendant une quinzaine de minutes une délégation de 6 personnes, composée du président du Conseil Régional FTQ du Suroît, Daniel Mallette, d’un représentant de la CSN, de la CSQ, de 2 organisations communautaires et d’un des étudiants du collège de Valleyfield. Parlant au nom des nombreux manifestants à l’extérieur, ils ont clairement exprimé leur opposition aux politiques du gouvernement libéral et réaffirmé la volonté des organisations syndicales, des groupes communautaires et de la population de « ramener le gouvernement dans le droit chemin ».

M. Couillard s’est contenté de dire que « c’est pour le bien du Québec que le gouvernement doit faire ces changements, qu’en fin de compte nous ne comprenons pas la nature de ces changements, que le gouvernement ne va pas reculer et qu’un jour nous finirons bien par comprendre le bon sens ». Il a également profité de l’occasion pour nous dire que les organisations syndicales, entre autres, faisaient de la « désinformation » envers leurs membres et la population en général face aux politiques du gouvernement libéral. Enfin, il nous a assuré, comme son chef le répète sans cesse, que son gouvernement gardait le cap sur ses réformes. Les membres de la délégation, lui ont rappelé fermement qu’ils ne reculeraient devant rien pour faire échec aux projets du gouvernement, que leur lutte continuerait aussi longtemps que nécessaire pour empêcher ce gouvernement de nous ramener 40 ans en arrière avec ses mesures anti-sociales et anti-syndicales et que c’est d’un Québec qui va de l’avant que nous voulons.