Sans contrat de travail, les musiciens et les musiciennes de l’OSM s’inquiètent pour la prochaine saison et pour l’ouverture de la nouvelle salle de spectacle

Montréal, le 25 mai 2011 – Réunis cet après-midi en assemblée générale, les 92 musiciens et musiciennes de l’Orchestre symphonique de Montréal (OSM), membres de la Guilde des musiciens et musiciennes du Québec (GMMQ), et affiliés à la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), ont vivement dénoncé la lenteur des négociations pour le renouvellement de leur entente collective de travail échue depuis le 31 août 2010. Pour le moment, il n’est pas question de moyens de pression, mais cela n’est pas exclu. « À une semaine de la fin de la saison, il est inadmissible que ces hommes et ces femmes se retrouvent ainsi sans contrat de travail. Tous reconnaissent la grande valeur de l’Orchestre symphonique qui fait la fierté de Montréal. Il est temps que la direction fasse de même et dépose des offres acceptables », a déclaré Michel Arsenault, président de la FTQ.

Les musiciens et les musiciennes ont déjà rejeté à l’unanimité en novembre dernier les offres de l’OSM. « Ce qui est en jeu dans cette négociation, c’est la reconnaissance de la compétence des musiciens et des musiciennes de l’OSM. Les salaires et la charge de travail sont les principaux points en litige et, à quelques mois de l’ouverture de la nouvelle salle de spectacle, il serait dommage d’avoir à mettre en place des moyens de pression pour se faire entendre », a déclaré le président de l’Association des musiciens de l’OSM, Serge Desgagnés.

« La Guilde des musiciens et musiciennes du Québec, syndicat des musiciens de l’OSM, a présenté une contre-offre et elle espère conclure une entente avant l’été. Mais pour cela il faudra que les membres de la direction prennent conscience du trésor artistique qu’ils ont entre les mains. À la Guilde on comprend l’exaspération des membres de l’orchestre. Après tout, si l’OSM est reconnue comme étant l’un des meilleurs orchestres symphoniques au monde, c’est beaucoup grâce aux musiciens et aux musiciennes qui y font carrière. Cela doit être reconnu », a conclu Luc Fortin, président de la Guilde des musiciens et musiciennes du Québec.