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Aujourd’hui comme hier, notre action syndicale quotidienne s’inscrit en faux contre les lois des marchés aveugles. Nous revendiquons une mondialisation fondée sur un développement démocratique, juste et durable où la richesse produite sera redistribuée. Une mondialisation qui profitera aux peuples plutôt que de les assujettir à des rapports économiques brutaux. Ce sont nos valeurs qui priment et leur affirmation qui place l’humain au premier plan. Quotidiennement, notre action syndicale se concrétise dans :

  • Nos efforts permanents de syndicalisation.
  • Nos luttes en négociation pour protéger l’emploi de qualité, combattre le travail précaire et la sous-traitance.
  • Nos interventions sur l’organisation du travail, les changements technologiques, la formation professionnelle, etc.
  • Les manifestations actuelles de la mondialisation nous créent de nouveaux défis. Les changements technologiques accélérés, la restructuration économique des entreprises, la superpuissance des sociétés transnationales sont autant de phénomènes auxquels nous devons faire face. Nous devons bien sûr continuer à lutter dans nos milieux de travail, au niveau local. Mais nous ne pouvons plus nous y cantonner. Il faut développer une vision d’ensemble, voir venir les coups et bâtir un rapport de force efficace. Pour ce faire, il faut bien connaître notre milieu de travail, notre entreprise. Qui la contrôle, à quoi est-elle rattachée, qui sont ses principaux clients, ses principaux fournisseurs ? Quels sont les risques de délocalisation, de transfert de la production en sous-traitance ? Dans le secteur public, la privatisation prend diverses formes. Parfois ouverte et annoncée, elle est souvent indirecte, hypocrite. Il faut pouvoir l’identifier, la démasquer. Montrer à la population que c’est au fondement même de services publics, accessibles à tous, auxquels on s’attaque.

    Renforcer le mouvement syndical partout

    Pour maintenir nos acquis et continuer d’améliorer nos conditions, nous devons combattre le sous-développement scandaleux des pays pauvres. La façon de le faire: soutenir le renforcement du mouvement syndical dans tous les pays où il est affaibli et menacé. C’est ce que fait la FTQ conjointement avec le Congrès du travail du Canada (CTC) par son programme de coopération internationale. C’est ce que font des syndicats affiliés qui se sont donné des fonds de coopération et d’autres qui développent des liens de partenariat avec des syndicats du Sud. Il s’agit là d’actions qui ont un effet direct sur le développement économique, la démocratie et la justice sociale des pays les plus démunis.

    « Le nouveau contexte mine notre rapport de force aux tables de négociations. Pour continuer à progresser comme mouvement et à améliorer les conditions de travail de nos membres, nous n’avons d’autre choix que de construire des alliances et de développer des solidarités internationales. » René Roy, secrétaire général