Retour sur le 1er mai - Une mer de monde FTQ parmi la foule de 100 000 personnes

Une mer de monde FTQ parmi la foule de 100 000 personnes, le 1er mai 2004 <br><i>Photo Normand Blouin</i> <br><br> <font color=blue><b>Le manifeste du 1er mai </font>   <br><br> <font color=blue><b>La vidéo du 1er mai</b></font> <br>2 min | Lecteur Windows Media | Haute vitesse  <br><br>   <font color=blue><b>Les photos du 1er mai </font>

Une mer de monde FTQ parmi la foule de 100 000 personnes, le 1er mai 2004
Photo Normand Blouin

Le manifeste du 1er mai

La vidéo du 1er mai
2 min | Lecteur Windows Media | Haute vitesse

Les photos du 1er mai

Tout comme l’ensemble des dirigeants et dirigeantes de la centrale, le président de la FTQ a été impressionné et touché de voir cette masse de membres arborant fièrement nos couleurs, lorsqu’il est monté sur l’estrade du parc Jarry, le samedi 1er mai à Montréal.

La FTQ composait certainement près de 60 % de la foule de 100 000 personnes qui ont déambulé sur la rue Villeray, dans un quartier ouvrier, pour lancer un message clair au gouvernement Charest à l’occasion de la Fête internationale des travailleuses et des travailleurs. «Nos syndicats, nos membres ont livré la marchandise, a commenté plus tard Henri Massé. Nous demandons au premier ministre Charest d’entamer un vrai dialogue.»

Des dizaines de groupes communautaires et d’étudiants se sont joints à cette immense manifestation des organisations syndicales. Une véritable marée humaine, une manif historique, du jamais vu depuis les années 70. Souvenons-nous que la Marche des peuples des Amériques, le 21 avril 2001 à Québec, avait réuni 50 000 personnes.

Pour le confrère Gilles Paquette, qui a coordonné la mobilisation pour la FTQ, la manifestation de cette année était le résultat d’une vaste coalition de tous ceux et celles qui ne sont pas d’accord avec les politiques du gouvernement Charest. «Les luttes syndicales servent à tous les Québécois et à toutes les Québécoises et la population a répondu.»

Chandler
En raison de l’éloignement et des coûts de transport élevés, certaines régions ont préféré organiser leurs propres manifestations. Près de 3 000 personnes, des travailleurs syndiqués et la population de Chandler, ont participé à une grande marche de solidarité en faveur de la relance de Papiers Gaspésia.

Lors d’une autre marche syndicale en mars, deux grands panneaux où l’on peut lire «Oui à la relance» et «Non au démantèlement» avaient été placardés sur la façade nord de l’usine; ils y sont toujours. «Nous sommes prêts à aller jusqu’à occuper notre usine, s’il le faut, pour empêcher son démantèlement», a dit Denis Luce, président de la section locale du Syndicat des communications, de l’énergie et du papier (SCEP-FTQ).
Les discussions se poursuivent, avec la participation active du Fonds de solidarité FTQ et de la Société générale de financement, en vue d’assurer la relance de Papiers Gaspésia.

Rimouski
À Rimouski, les syndicats affiliés à la FTQ ont tenu un grand rassemblement populaire, qui a attiré 800 personnes, pour protester contre les politiques du gouvernement Charest. L’activité a pris la forme d’une fête familiale, suivie d’une marche au centre-ville. Le conseiller régional, Alain Harrisson, n’a pas été tendre envers le gouvernement libéral. Il a rappelé que la FTQ n’acceptera jamais que la société québécoise soit bâillonnée.

Sherbrooke
À Sherbrooke, on a fait les choses en double. Poursuivant la tradition de l’intersyndicale de la région, les syndicats et les groupes communautaires ont défilé sur la rue King et devant le bureau du premier ministre Jean Charest, tôt le matin, avant de prendre la route pour la grande marche de Montréal. Quelques centaines de membres de la FTQ y étaient.

Abitibi-Témiscaminque
Le Conseil régional FTQ en Abitibi-Témiscaminque et Nord-du-Québec a participé à la grande marche familiale organisée par le réseau Vigilance, à Rouyn-Noranda. En début d’après-midi, la manifestation amicale et pacifique s’est déroulée dans la joie, agrémentée de clowns et de ballons.

Côte-Nord
Quelque 500 membres des syndicats affiliés à la FTQ de Baie-Comeau et de Sept-îles ont voulu montrer que «la Côte-Nord se tient debout», manifestant tout de même de manière festive.