Renversement de la ligne 9

Crédit photo : Clément Allard

Crédit photo : Clément Allard

La FTQ et Unifor donnent leur appui au projet

Québec, le 2 décembre 2013 – La FTQ et Unifor ont présenté aujourd’hui en Commission parlementaire de l’agriculture, des pêcheries, de l’énergie et des ressources naturelles leur mémoire sur le projet d’inversion du flux du pipeline 9B. Ils ont insisté sur l’importance de ce projet puisqu’il constitue un jalon important dans la mise en place d’une politique énergétique structurante et cohérente au Québec. « De manière générale, nous réclamons depuis longtemps la mise en place d’une politique énergétique qui assure non seulement une sécurité énergétique accrue, mais aussi, le maintien et la création d’emplois de qualité. Le tout dans une perspective de développement durable », a déclaré Joseph Gargiso, directeur adjoint d’Unifor.

Le développement durable : une obligation incontournable

L’appui offert par la centrale syndicale et Unifor s’assortit cependant de certaines conditions. Notamment, ils demandent au gouvernement du Québec de poursuivre ses efforts de lutte aux gaz à effet de serre. « On demande aussi de faire pression sur les autres gouvernements provinciaux et fédéral pour qu’ils mettent en place des mesures strictes et contraignantes pour obliger l’industrie à réduire ses émissions de gaz à effet de serre », a indiqué pour sa part le président de la FTQ, Daniel Boyer.

Sécurité énergétique et protection des emplois

Un autre pôle important pour la FTQ et Unifor concerne la sécurité énergétique du Québec. En effet, si en 1985, 52% du pétrole brut transformé au Québec provenait du Canada, aujourd’hui ce pourcentage n’est plus que de 8%. Il en va aussi de la pérennité de nos usines de transformation alors que « nous n’avons plus qu’une seule raffinerie à Montréal (Suncor) – il y en a déjà eu 6 – et une autre à Lévis (Valero) », a expliqué M. Gargiso.

Il faut aussi prendre en compte les autres entreprises qui dépendent de cette industrie. Dans cette perspective, l’inversion du pipeline pourrait permettre une certaine stabilité aux entreprises et aux emplois qui en dépendent. Ces considérations expliquent pourquoi l’appui de la FTQ et d’Unifor est cependant conditionnel à ce que ce pipeline serve uniquement à réduire les importations québécoises de pétrole brut.

Sécurité et viabilité des infrastructures

Finalement, la FTQ et Unifor appuient le projet d’inversion ainsi que l’accroissement de sa capacité actuelle, sous réserve des conditions fondamentales suivantes :

que les normes les plus élevées soient appliquées à ce pipeline afin d’assurer son intégrité structurelle;
que l’entreprise démontre qu’elle peut intervenir rapidement et efficacement en cas de déversement; et
que l’entreprise se dote d’une couverture d’assurance adéquate pour couvrir toutes les conséquences d’un accident de pipeline.

À propos

Depuis plus de deux ans, le Syndicat canadien des communications, de l’énergie et du papier (SCEP) et les Travailleurs canadiens de l’automobile (TCA) ont entrepris le processus de création d’un nouveau syndicat. Ainsi, le 31 août dernier, le syndicat Unifor a été créé lors de son congrès de fondation à Toronto. Il représente plus de 300 000 membres au Canada et compte près de 55 000 membres au Québec. Unifor est affilié à la plus grande centrale syndicale québécoise, la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ). Unifor est aussi le plus important syndicat dans le secteur de l’énergie au Québec et au Canada alors qu’il représente des milliers de membres à travers le pays.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale au Québec, représente plus de 600 000 travailleurs et travailleuses.
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