Real Assets Investment Management se défait de ses actions de Gildan

Cette information est tirée d’une publication du groupe Investissement Responsable http://www.investissementresponsable.com  <br>

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Real Assets Investment Management a annoncé, le 30 septembre 2004, qu’elle a retiré la société Gildan de ses portefeuilles. La firme d’investissement socialement responsable a décidé de vendre ses actions de Gildan après que l’entreprise ait fermé son atelier de confection de El Progreso au Honduras, entraînant le licenciement de 1 800 personnes.

Dans son communiqué de presse, la firme de Vancouver explique que, depuis 2003, elle travaillait avec le Groupe investissement responsable afin d’obtenir de la compagnie des engagements concernant le respect des droits des travailleurs dans ses installations. Le 4 février dernier, lors de l’assemblée annuelle de Gildan, Real Assets avait demandé à l’entreprise qu’elle s’engage à corriger toutes les violations des droits des travailleurs qui seraient relevées lors des enquêtes menées par la Fair Labor Association (FLA) et par le Worker Rights Consortium (WRC) à l’usine El Progreso. En réponse, M. Glenn Charmandy, PDG de Gildan, avait assuré que la compagnie s’était engagée à respecter le code de conduite de la FLA et qu’elle devrait corriger la situation si les enquêteurs découvraient des éléments de non-conformité.

Or, au cours de sa deuxième rencontre avec la FLA et le WRC, le 12 juillet dernier, alors qu’elle devait discuter avec les deux organismes des conclusions de leurs enquêtes et des mesures correctives qui devraient être apportées, Gildan a annoncé qu’elle fermerait son usine hondurienne à la fin du mois de septembre. Une décision, avait-t-elle affirmé, qui ne découlait en aucune façon des résultats des deux enquêtes.

Real Assets estime toutefois qu’en fermant une usine qui pose des problèmes, Gildan indique aux travailleurs de la région qu’ils doivent taire les violations des droits humains et du travail s’ils veulent conserver leur emploi. Le gestionnaire de portefeuille éthique ajoute qu’il ne croit pas que cette attitude soit dans l’intérêt des actionnaires ou de la compagnie à long terme.

Real Assets n’est pas le seul investisseur qui ait choisi de se départir de ses actions de Gildan pour des motifs éthiques. Le 12 novembre 2003, après une controverse de plus de deux ans sur les conditions de travail dans les usines de Gildan au Honduras, le Fonds de solidarité (FTQ) annonçait la vente de ses actions de Gildan.