Réaction de la FTQ au discours inaugural : « M. Landry doit maintenant passer de la parole aux actes » - Henri Massé

Montréal, 22 mars 2001 - À la suite du discours inaugural, le président de la FTQ, M. Henri Massé, a émis la déclaration suivante :

« Le premier ministre nous a fait un beau discours, comme il en est capable, et il doit maintenant passer de la parole aux actes. Comme nous l’avions demandé, M. Landry a effectué un virage social en faisant de la lutte à la pauvreté et à l’exclusion sa nouvelle obsession. Si nous connaissons bien les compétences de M. Landry en matière économique et financière, nous ignorons encore ses compétences en matière sociale. Il faudra donc attendre de voir les mesures concrètes qu’il prendra pour lutter contre la pauvreté et, aussi, la priorité qu’il accordera à des secteurs-clés comme la santé et l’éducation.

« S’il veut réellement lutter contre la pauvreté, M. Landry commence toutefois plutôt mal car il n’a pas dit un traître mot, dans son discours, de la réforme du Code du travail qui faciliterait la syndicalisation. Pourtant, la syndicalisation est une bonne façon de sortir de la pauvreté, les syndiqués gagnant au moins 4 dollars de plus que les non-syndiqués, sans parler des avantages sociaux. Nous sommes donc très déçus qu’il semble avoir mis de côté cette priorité qui était celle des deux premiers ministres qui l’ont précédé, MM. Parizeau et Bouchard.

« Enfin, nous saluons les engagements pris en faveur de l’aide aux régions-ressources pour y favoriser l’emploi. Nous avions fait des recommandations précises à cet égard et nous attendons de voir les mesures qui seront annoncées dans le budget. »

La FTQ, la plus grande centrale syndicale québécoise, représente près d’un demi-million de membres.