Réaction de la FTQ à l'annonce du ministre Jean Rochon - Équité salariale : Un pas dans la bonne direction mais ça ne va pas assez loin

Montréal, 16 octobre 2001 – « C’est un pas dans la bonne direction mais ça ne va pas assez loin », a déclaré le secrétaire général de la FTQ, M. René Roy, à la suite des mesures de soutien à la réalisation de l’équité salariale que vient d’annoncer le ministre du Travail, M. Jean Rochon.

« L’aspect positif, dit M. Roy, c’est qu’un ministre prenne au sérieux la Loi sur l’équité salariale et son application. Ça fait longtemps que la FTQ demande un véritable soutien aux milieux de travail. L’aide que le ministre veut apporter aux PME (de 10 à 99 salariés) est fort bienvenue, d’autant plus que c’est dans ces milieux de petite taille que les travaux en équité salariale sont les moins avancés, sinon pas commencés. De plus, le ministre nous indique que le gouvernement ne changera pas d’idée et qu’il maintient la date butoir du 21 novembre. Donc, il y a lieu de se réjouir. »

Questions et appréhensions
Toutefois, à cinq semaines seulement de la date à laquelle les travaux en équité salariale doivent être complétés dans les entreprises, l’annonce du ministre Rochon soulève plusieurs questionnements et appréhensions, indique Madame Suzanne Amiot, vice-présidente de la FTQ :

« Est-ce que l’aide annoncée s’étendra aux travailleuses et à leurs syndicats? Le Bureau de conseil et de formation en équité salariale accréditera-t-il des consultants? Selon quels critères? Que signifie cette « accréditation »? Notre groupe de travail en équité salariale soulève régulièrement des problèmes vécus avec les consultants qui s’imposent aux travailleuses au sein des comités d’équité salariale. Aurait-il mieux valu bien équiper la Commission de l’équité salariale, dès le départ, pour faire correctement les travaux et soutenir les personnes impliquées dans ces travaux? C’est ce que nous avons toujours réclamé. La FTQ est inquiète car il faut absolument que les exercices se fassent avec les salariées et leurs syndicats. »

M. Roy conclut : « À la FTQ, nous faisons tous les efforts possibles pour que les travaux soient complétés à la satisfaction des travailleuses et de leurs syndicats dans les délais prévus, soit pour le 21 novembre 2001. Après cette date, nous nous assurerons que les travaux se fassent le plus rapidement possible et que les travailleuses reçoivent enfin tout l’argent qui leur est dû. »

La FTQ, la plus grande centrale syndicale québécoise, représente plus d’un demi-million de membres dont plus du tiers sont des femmes.