« Quand on gratte le vernis, il n’y a pas de quoi appeler sa mère » – René Roy, secrétaire général de la FTQ

Budget Harper-Flaherty

Le secrétaire général de la FTQ René Roy

Le secrétaire général de la FTQ René Roy

Montréal, lundi le 19 mars 2007 – « On ne peut pas dire qu’il n’y a rien dans ce budget, mais il y a très peu de mesures qui rencontrent les demandes des travailleurs telles que nous les avons exposées à Ottawa et surtout pas de plan de match digne de ce nom pour des mesures ciblées dans le secteur manufacturier », a indiqué le secrétaire général de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), René Roy, dans une réaction préliminaire au budget fédéral.

Sur le déséquilibre fiscal, le secrétaire général de la FTQ reconnaît qu’une partie des sommes qui sont dues au Québec sont présentes dans ce budget « mais une bonne partie reste à récupérer, et surtout, les mécanismes pour régler la question du déséquilibre fiscal sont totalement absents du portrait ».

« Non seulement, il n’y a pas de plan de match pour le secteur manufacturier mais le gouvernement fédéral a choisi la pire des hypothèses en privilégiant le remboursement de la dette. Plus de 26 milliards de dollars y auront été consacrés entre 2005 et 2009 alors que ces sommes auraient pu servir à augmenter les transferts en santé, en éducation, pour la formation de la main-d’œuvre, pour le logement social, par exemple », a ajouté M. Roy.

« On retrouve plusieurs mesures qui n’entrent pas en vigueur immédiatement et d’autres qui s’étalent sur sept années. Dans ce cadre, ça sent le budget électoraliste et opportuniste. Si vous ne me réélisez pas, bonjour les mesures », a conclu le dirigeant de la FTQ.

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