Punir le tourisme sexuel

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La nouvelle économie et les accords entre pays amènent des échanges économiques et de coopération à plusieurs niveaux, entre autres une augmentation du transit des populations. Des échanges qui favorisent, dans certains cas, une forme de travail des enfants qui en fait des victimes particulièrement vulnérables : le tourisme sexuel. Cela existe dans les Caraïbes et certains pays asiatiques, notamment.

Selon la FTQ, le gouvernement fédéral devrait s’assurer que la législation lui permette de poursuivre les voyageurs canadiens qui s’adonnent au tourisme sexuel. «Le Canada doit nous arriver avec une législation bien ficelée et pour ça, la FTQ a des choses à dire», insiste le président Henri Massé. Ce serait une bonne façon pour le Canada d’appliquer la convention 182 sur l’élimination des pires formes de travail des enfants. La loi pourrait être assortie de l’obligation de mener une vaste campagne d’information pour faire savoir à la population canadienne que le tourisme sexuel est répréhensible et condamnable.

«Nous allons continuer à dénoncer le travail forcé des enfants dans les pays où les infrastructures sont déficientes, mentionne Henri Massé. Il faut amener ces pays à réfléchir sur ces questions et à offrir un minimum de formation aux enfants, à commencer par le droit de fréquenter l’école.»