Projet de loi C-2 : Pour la FTQ, l'assurance-emploi n'est plus que l'ombre de ce qu'était l'assurance-chômage

Ottawa, 13 mars 2001 – “ Réforme après réforme, le régime d’assurance-emploi n’est plus que l’ombre de ce qu’était le régime d’assurance-chômage. Bien que le projet de loi C-2 contienne certaines améliorations que nous avions réclamées, toutes les injustices créées lors des précédentes réformes n’ont pas été corrigées loin de là ”, a déclaré ce matin M. René Roy, secrétaire général de la FTQ, en présentant le mémoire de la centrale à la commission parlementaire qui étudie le projet de loi.

M. Roy rappelle qu’aujourd’hui, à peine 37 % des sans-emploi peuvent bénéficier des prestations et que celles-ci sont très faibles comparé à ce qui existait auparavant.

Pour la FTQ, les deux principales améliorations apportées à la loi sont des rectifications qui auraient dû être faites depuis longtemps. Il s’agit de l’élimination de la règle d’intensité, qui pénalise surtout les travailleurs saisonniers, et de l’assouplissement des pénalités de récupération.

Pour le reste, la FTQ réclame d’autres améliorations, et d’abord le rétablissement du taux de remplacement de revenu à 60 % et l’augmentation à 52 semaines de la période maximale pour le paiement des prestations. La centrale veut aussi que les heures de travail pour se qualifier au régime soient réduites à un minimum de 360 heures dans les régions les plus affectées par le chômage.

La FTQ recommande la mise en place d’un nouveau Programme d’adaptation des travailleurs âgés (PATA) et la conclusion d’une entente avec Emploi-Québec pour l’administration de ce programme.

Enfin, la FTQ recommande la création d’une Commission autonome de l’assurance-emploi et d’une caisse indépendante du gouvernement et administrée par les cotisants.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale québécoise, représente près d’un demi-million de membres.