Pour sauver l'usine GM à Boisbriand : Les TCA et la FTQ dans la bataille

Grand moment d’émotion au congrès, hier matin
En présence de plusieurs dizaines de syndiqués actifs ou retraités de GM, venus pour l’occasion avec leurs pancartes des TCA, les congressistes ont voté, à l’unanimité, une résolution d’appui à la lutte entreprise pour le sauvetage de l’usine GM de Boisbriand. Une ovation debout a salué longuement les syndiqués à leur arrivée et à leur départ.

Une douzaine d’intervenants se sont succédés au micro pour appuyer la résolution. Celle-ci demande notamment à la FTQ d’intervenir encore auprès des gouvernements fédéral (surtout) et québécois pour convaincre GM Canada de garder ouverte son usine, « afin que le Québec conserve sa juste part dans l’industrie automobile ».

La fermeture de GM entraînerait la perte de plus de 10 000 emplois directs et indirects. « La compagnie va entendre parler de nous autres souvent dans les prochains mois ! », a dit Sylvain Demers, président de la section locale 1163 chez GM.

La FTQ mènera avec les TCA une grande campagne auprès de la population.
Dans un autobus nolisé pour l’occasion, des militants des TCA vont effectuer une tournée de toutes les régions du Québec, avec l’appui des Conseils régionaux de la FTQ. Cette tournée culminera par une grande manifestation à Montréal au printemps. Une pétition visant à recueillir au moins 100 000 noms circule déjà en appui aux syndiqués de GM.

Pour Luc Desnoyers, directeur québécois des TCA et vice-président de la FTQ, si les TCA, la FTQ et le Fonds de solidarité ont pu rouvrir Kenworth (Paccar), il est aussi possible de garder une usine d’assemblage d’autos au Québec. Quant à Henri Massé, il a assuré nos confrères et consoeurs chez GM qu’absolument tout sera mis en œuvre pour sauver leur gagne-pain. Il n’est pas question de boycottage pour le moment, car il y a des emplois à protéger, mais « rien n’est exclu pour l’avenir ».

De quoi faire réfléchir plusieurs d’entre nous quant à l’achat de leur prochaine voiture…

« GM nous dit qu’elle fait de l’argent avec l’usine de Boisbriand qui n’est utilisée qu’à 35 %. Quand on sait que GM perd de l’argent dans d’autres usines qui marchent à 100 %, on se dit qu’il n’y a que des raisons politiques de protectionnisme américain pour expliquer cette décision. Ça fait six ans qu’on vit dans l’incertitude. Les gens ne comprennent pas pourquoi GM ferme quand on nous dit qu’on est productifs ! » Jean-Pierre Deblois, TCA – 1163