Pour les syndicats d’Amérique du Nord : Le Partenariat pour la sécurité et la prospérité a tout faux

Montréal, août 2007 — Des représentants des grands syndicats du secteur de l’énergie du Canada, du Mexique et des États-Unis, ont dénoncé d’une seule voix le Partenariat pour la sécurité et la prospérité (PSP). Ils constatent que le PSP est une recette d’intégration débridée qui attaque de front les droits démocratiques des peuples et balaie sous le tapis les immenses défis écologiques. Ce bilan conclut une assemblée tenue samedi le 18 août dernier à Montréal à laquelle participaient des organisations syndicales dont la FTQ, ainsi que de grandes coalitions de la société civile et qui répond au Sommet Bush-Harper-Calderon, de Montebello.

Les syndicats et leurs alliés ont souligné que les chefs d’État et de gouvernement n’ont ouvert la porte qu’aux représentants des grandes entreprises des trois pays, regroupés au sein du Conseil nord-américain de la compétitivité (CNAC).

C’est de cette démarche biaisée que prend forme un modèle d’intégration axé sur le programme du président Bush, obsédé par les besoins des multinationales et la surenchère militaire et sécuritaire. Pourtant, la sécurité des peuples, fondée sur leurs droits démocratiques et sur leur capacité à utiliser leurs ressources pour se développer durablement, est gravement compromise par le PSP. En déréglementant, en privatisant et en tournant vers les États-Unis les ressources énergétiques nord-américaines, le PSP ferait grimper les coûts, baisserait les salaires et enterrerait définitivement le protocole de Kyoto. Par-dessus tout, cette élimination des leviers de contrôle public déposséderait les nations de toute souveraineté énergétique.

Pour opposer leur modèle de développement social et démocratique à cette catastrophe annoncée, les syndicats et leurs alliés sociaux ont convenu de renforcer et d’étendre leurs liens hémisphériques, en vue d’une intégration solidaire et plus humaine.

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