Pour aider les jeunes

Les sans emploi, ce sont aussi nos enfants. Pas tous, bien sûr, puisque plusieurs se trouvent et se retrouvent rapidement un emploi. Mais certains qui ont terminé leurs études récemment végètent d’un emploi précaire à l’autre. D’autres se sont découragés et sont ballottés d’un programme d’emploi à un autre avec de moins en moins d’espoir de décrocher un véritable emploi. Ceux qui sont encore aux études sont inquiets de la place que leur réservera un marché du travail de plus en plus fermé. La situation est particulièrement grave chez les jeunes de moins de 25 ans. Leur taux de chômage est passé de 15% à 19.9% entre 1990 et 1997. Il est de 27.4% pour les jeunes de 15 à 19 ans et de 15.7% chez les 20-24 ans. Les jeunes qui n’ont aucun diplôme ou seulement le diplôme d’études secondaires sont davantage touchés, avec un taux de chômage de 27.9% alors qu’il est de 12.4% pour ceux qui ont des études post-secondaires.

Le problème du chômage des jeunes est particulièrement dramatique dans les régions. Dans toutes les instances où l’on se préoccupe du développement économique et du développement social, le cri d’alarme est lancé. Il faut trouver des moyens de créer de l’emploi afin d’empêcher les régions de se vider de leurs jeunes. C’est tout le tissu social qui est bouleversé par l’exode des jeunes vers les grands centres où il n’y a malheureusement pas plus d’emplois disponibles.

Pour faciliter l’insertion de jeunes dans nos milieux de travail nous pourrions envisager de négocier avec l’employeur la participation à des programmes de formation en alternance travail/études en proposant que des travailleurs puissent retourner aux études pour compléter leur formation pendant que des jeunes les remplaceraient par une période d’apprentissage ou de stage supervisé. Cela impliquerait évidemment un investissement important de la part des entreprises, mais cela aurait aussi pour avantage de préparer une relève tout en rehaussant les qualifications de la main-d’œuvre en place. Les effets à moyen et long terme valent sûrement l’investissement exigé.

L’alternance travail/études

La FTQ propose que les syndicats locaux s’impliquent dans la préparation de la relève en négociant avec l’employeur des stages d’alternance travail/études s’adressant aux membres qui ont besoin de compléter leur formation, par le biais d’un congé éducation, ainsi qu’aux jeunes inscrits en formation professionnelle et technique.