Plus de 6 000 personnes à la marche du premier mai à Montréal

fête du premier mai

fête du premier mai

Montréal, le mardi 1er mai 2007-C’est dans la bonne humeur et dans une ambiance festive que s’est déroulée la marche du premier mai ce mardi à Montréal.

Le thème de la Fête cette année, Nos pas, nos cris, unis pour la démocratie, rappelle le besoin d’une société civile active et impliquée. Or, pour plusieurs raisons, nos organisations sont préoccupées par la santé de nos institutions démocratiques dans la foulée d’une campagne électorale printanière marquée par la superficialité et la démagogie. Les enjeux primordiaux de l’environnement, l’éducation et l’économie ont largement été laissés pour compte.

Malgré son rejet par une grande majorité des électeurs québécois, le nouveau gouvernement libéral persiste et signe dans son plan de hausser à répétition les droits de scolarité, et donc les dettes, des étudiantes et des étudiants. Ailleurs, le gouvernement Charest est figé dans l’immobilisme devant la crise des délocalisations et des fermetures qui frappe le secteur manufacturier. Et, en dépit de ses engagements de réduire les émissions de gaz à effet de serre, les libéraux prévoient dépenser des sommes énormes pour la construction d’autoroutes et d’un nouveau pont vers l’île de Montréal.

Fait révélateur, le gouvernement Charest a fait fi de la décision récente du Bureau international du travail (BIT) condamnant sévèrement le décret gouvernemental qui a mis fin aux négociations et a imposé les conditions de travail à 500 000 travailleuses et travailleurs du secteur public québécois. Selon le BIT, le projet de loi 142 (devenu loi 43), adopté sous le bâillon en décembre 2005, va à l’encontre des conventions internationales du travail. Dans une décision très détaillée, le BIT dénonce la nature répressive de la loi et appelle le gouvernement Charest à revoir le régime de négociation tout en rouvrant les négociations, notamment sur les salaires.

Au niveau fédéral, les grandes organisations syndicales dénoncent l’attitude du gouvernement Harper, qui, malgré le consensus des partis d’opposition, continue de nier les droits de milliers de chômeuses et de chômeurs à des prestations d’assurance emploi équitables, tel que proposé dans le projet de loi C-269.

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