Plan d'action à l'égard du gouvernement Charest :
résolution adoptée par le Conseil général de la FTQ

<b><i>«La loi 30 casse nos syndicats au niveau géographique et au niveau des métiers. À la FTQ, on représentait des unités générales. On se connaissait. La loi et la fusion d’établissements restructure les syndicats pour que les gens ne se connaissent plus. On nous met en concurrence pour briser notre rapport de force. J’appelle tous les affiliés à nous appuyer dans ce défi énorme à venir d’ici un an ou deux. Parler de grève générale avec nos membres, c’est pas évident mais on va le faire parce que c’est la seule façon de se tenir debout devant ce gouvernement!» </i>Pierre Dupuis, directeur québécois du SCFP <br></b> <br><i>Photo Serge Jongué

«La loi 30 casse nos syndicats au niveau géographique et au niveau des métiers. À la FTQ, on représentait des unités générales. On se connaissait. La loi et la fusion d’établissements restructure les syndicats pour que les gens ne se connaissent plus. On nous met en concurrence pour briser notre rapport de force. J’appelle tous les affiliés à nous appuyer dans ce défi énorme à venir d’ici un an ou deux. Parler de grève générale avec nos membres, c’est pas évident mais on va le faire parce que c’est la seule façon de se tenir debout devant ce gouvernement!» Pierre Dupuis, directeur québécois du SCFP

Photo Serge Jongué

Le Conseil général puis le Conseil consultatif de la FTQ des 24 et 25 février ont été l’occasion de débats animés et rassembleurs autour d’un pacte de solidarité des syndicats affiliés.

Un nombre important de nos membres ont déjà commencé à vivre au jour le jour les conséquences des lois antisyndicales du gouvernement Charest. Nous ne le répéterons jamais assez : ces lois adoptées sous le bâillon en décembre dernier briment notamment le droit à la syndicalisation et au libre choix syndical dans la santé. Elles menacent les services publics et ouvrent la porte toute grande à une sous-traitance de cheap labor dans tous les secteurs, privés comme publics.

Participants et participantes sont venus en grand nombre manifester le droit de demeurer dans les rangs de la FTQ. Personne ne veut être forcé d’adhérer à une autre centrale par une loi. Pendant que des travailleuses de la santé témoignaient de leur désarroi concernant la fusion des unités d’accréditation, des confrères du secteur privé les assuraient de leur soutien et appréhendaient eux-mêmes de dures batailles à venir. Ensemble, tout le monde a convenu de la nécessité de resserrer les rangs et d’opposer aux politiques du gouvernement une solidarité agissante.

«Nous avons fait le débat à la fin du mois de janvier et les membres du conseil ont démontré un intérêt soutenu aux moyens de pression de la FTQ. Nous appuyons la grève générale si nécessaire.» Mario Sabourin, président du Conseil régional FTQ Richelieu.

Pacte de solidarité syndicale


Résolution – type pour les syndicats affiliés à la FTQ :

Attendu les lois adoptées sous le bâillon en décembre dernier par le gouvernement Charest ;

Attendu les conséquences de l’application de ces lois sur le droit à la syndicalisation, sur le libre choix syndical dans la santé, sur l’ouverture à une sous-traitance de «cheap labor», sur des services publics de qualité à un coût abordable ;

Attendu qu’un nombre important de nos membres ont déjà commencé à vivre au jour le jour ces conséquences dans leur milieu

Attendu la volonté exprimée par ce gouvernement de maintenir le cap avec des politiques pour lesquelles il n’a pas reçu de mandat populaire ;

Attendu la nécessité de resserrer les rangs et d’opposer aux politiques du gouvernement une solidarité agissante ;

Il est résolu que :

* Nous nous engageons par le présent Pacte de solidarité à tout mettre en œuvre pour appuyer ceux et celles d’entre nous qui seraient frappés par des mesures découlant des lois adoptées en décembre (contre la sous-traitance de «cheap labor» ou appui aux syndicats FTQ dans la santé, par exemple), et à participer à la coordination des activités de la FTQ, de ses syndicats et de ses Conseils régionaux;

* Nous nous engageons, dans la mesure de nos moyens, à soutenir les actions qui pourraient être initiées tant pour la défense de nos acquis en relations de travail que de nos acquis sociaux;

* Nous nous engageons à mener dès maintenant le débat sur le principe d’une grève générale qui pourrait être déclenchée dans le cas d’une attaque frontale contre l’ensemble ou une partie des membres de la FTQ, rendant nécessaire un recours de cette nature; un tel débat pourrait mener à la tenue d’un Conseil général ou d’un Congrès extraordinaire;

* Nous réitérons notre engagement à bâtir une société basée sur l’équité, la justice sociale, la redistribution de la richesse et le dialogue social.

Montréal, le 24 février 2004


CAMPAGNE contre les politiques du gouvernement Charest Les projets de loi et leurs conséquences