PLACE DES ARTS : Troisième revers devant les tribunaux

Entre Noël et le Jour de l’An, une décision majeure de la Cour d’appel du Québec a rejeté la requête de la direction de la Place des Arts qui demandait la permission d’en appeler du jugement rendu par le juge Réjean Paul, de la Cour supérieure, jugement qui donnait raison au syndicat dans le conflit de travail.

Dans sa décision, le juge Réjean Paul confirmait un jugement rendu auparavant par le juge Claude St-Arnaud, du Tribunal du travail. Il avait reconnu la PDA coupable d’avoir embauché des briseurs de grève et rejeté ses prétentions que la grève était terminée sous prétexte qu’elle avait congédié ses techniciens.

Que fera la Place des arts? Poursuivra-elle sa guérilla judiciaire en se tournant du côté de la Cour Suprême? Se décidera-t-elle enfin à revenir à la table de négociation? Faudra-t-il que le gouvernement intervienne pour les mettre au pas et les amener à respecter les lois du travail québécoises?

«Ni le syndicat, ni la FTQ n’ont d’indication que la société d’état est prête à négocier sérieusement, a déclaré le président, Henri Massé, au lendemain de la décision de la Cour d’appel. Pourtant c’est la seule voie possible de solution pour que les choses reprennent leur cours normal et que soit mise en place une nécessaire opération de relance. Il faut donc que le gouvernement intervienne vigoureusement.»

«Si le premier ministre avait un geste important à poser dans le domaine des relations de travail avant de quitter ses fonctions, ce serait de faire le nécessaire pour que le conflit se règle. Je l’inviter à la faire promptement.»