Place des Arts : la FTQ s'attend que la Cour suprême, elle aussi, donnera raison au syndicat des techniciens

Montréal, le 14 novembre 2002 – « Chaque fois que des juges ont entendu cette cause, leur décision a toujours été favorable au syndicat, et ce à sept occasions déjà. Nous nous attendons donc à ce que la Cour suprême du Canada rende à son tour une décision qui donnera raison au syndicat dans cette bataille fondamentale pour l’existence du mouvement syndical dans une société démocratique. C’est une bataille pour obliger un employeur à respecter les lois du pays, en l’occurrence les lois québécoises du travail. »

C’est ce qu’a déclaré le président de la FTQ, M. Henri Massé, en apprenant que la Cour suprême du Canada entendra l’appel de la direction de la Place des Arts dans le conflit qui l’oppose à ses 150 techniciens de scène. Cet appel porte sur la décision de l’employeur de congédier ses techniciens et de se débarrasser du syndicat qui les représente, la section locale 56 de l’Alliance internationale des employés de scène, de théâtre et de cinéma (AIEST), un syndicat affilié à la FTQ.

Rappelons que la direction de la Place des Arts, le 11 novembre 1999, avait congédié ses techniciens de scène qui étaient alors en grève légale, depuis le 22 juin 1999, et les avait remplacés par des briseurs de grève. Or, après plusieurs jugements donnant raison au syndicat, la Cour supérieure du Québec émettait une injonction permanente, le 25 janvier 2001, ordonnant à l’employeur de ne plus recourir à des briseurs de grève et d’annuler la décision de congédier ses techniciens en grève. Ceux-ci avaient pu retrouver leur emploi le 31 janvier 2001, soit 19 mois après le début du conflit, mais ils n’ont toujours pas renouvelé leur contrat de travail.

Une direction plus ouverte

« Depuis le départ de Clément Richard, la nouvelle direction de la Place des Arts fait montre d’une plus grande d’ouverture d’esprit pour régler ce conflit », a déclaré pour sa part M. Bertrand Turgeon, représentant du syndicat des techniciens. Nos membres sont sans contrat de travail depuis près de quatre ans, soit depuis le 28 février 1999. Tout ce que nous souhaitons, c’est négocier une nouvelle convention le plus rapidement possible. »

« Notre syndicat est présent à la Place des Arts depuis son accréditation le 2 février 1966, rappelle M.Turgeon. Nous vivons une longue et éprouvante bataille et si nous avons réussi à tenir le coup, c’est grâce à la solidarité extraordinaire manifestée par la FTQ et ses syndicats. Nous tenons une fois de plus à remercier tous ceux et celles qui nous appuient dans cette lutte qui les concerne aussi, car il s’agit d’une lutte pour le respect des lois du travail du Québec. »

La FTQ, la plus grande centrale syndicale québécoise, représente plus d’un demi-million de membres.