« Petro-Canada doit prendre acte de la détermination des lock-outés et retourner à la table de négociation » – Michel Arsenault, président de la FTQ

Appel public au boycott des stations d’essence Petro-Canada

Montréal, le 25 septembre 2008 – Les dirigeants de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), et du Syndicat canadien des communications, de l’énergie et du papier (SCEP), lancent aujourd’hui un appel au boycott des produits de Petro-Canada.

Cette décision, entérinée par l’ensemble des syndicats affiliés à la FTQ, fait suite au rejet hier à plus de 96 % de la dernière offre que Petro-Canada a présentée aux travailleurs et travailleuses. « Après dix mois de conflit, Petro-Canada doit comprendre que c’en est assez. Ses tactiques pour casser le syndicat et la solidarité entre les travailleurs ne fonctionnent pas. C’est pourquoi on lance cet appel au boycott à nos 550 000 membres partout au Québec ainsi qu’à la population en général », a déclaré Michel Arsenault, président de la FTQ.

Appui des membres du Conseil général de la FTQ

La proposition de boycotter Petro-Canada, qui a été présentée au Conseil général de la FTQ, instance décisionnelle entre les congrès, a été adoptée par tous les membres. « On n’a jamais été très forts sur ce genre d’action, mais il arrive un moment où on n’a plus le choix. Le langage de l’argent est peut-être le seul que cette compagnie comprenne. Et si Petro-Canada pense que ce genre d’action ne fonctionne pas, j’invite ses dirigeants à bien lire la dernière déclaration du porte-parole de Wal-Mart qui reconnaît que l’affrontement avec les travailleurs au Québec a fait chuter son image de marque qui est passé de 71 % à 11 % auprès des consommateurs, entre 2004 et 2006 », a ajouté M. Arsenault.

Respect du règlement modèle dans le secteur de la pétrochimie

Le coeur du conflit repose sur le refus de Petro-Canada de respecter le règlement modèle négocié par le SCEP dans l’industrie à travers le pays. « Pourquoi Petro-Canada s’entête à vouloir implanter un modèle pour le reste du Canada et un autre avec des conditions inférieures pour le Québec? Les travailleurs et travailleuses du Québec ne sont pas des travailleurs de seconde classe », a souligné Joseph Gargiso, vice-président administratif du SCEP.

Un retour à la table de négociation s’impose

« Le meilleur moyen de régler ce conflit de travail est que Petro-Canada retourne à la table de négociation avec une réelle intention de régler le dossier », ont conclu les leaders syndicaux.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale québécoise, représente plus d’un demi-million de membres.