Pertes d'emploi : LA FTQ ET SES SYNDICATS SUR UN PIED D'ALERTE

En présence de plusieurs syndiqués de GM, les congressistes ont voté, à l’unanimité et debout, une résolution d’appui à la lutte entreprise pour le sauvetage de l’usine GM de Boisbriand.

En présence de plusieurs syndiqués de GM, les congressistes ont voté, à l’unanimité et debout, une résolution d’appui à la lutte entreprise pour le sauvetage de l’usine GM de Boisbriand.

Ralentissement économique ou récession, c’est bel et bien la fin d’une longue période de croissance au Québec et en Amérique du Nord. La FTQ et ses syndicats sont sur un pied d’alerte pour réagir à la perte de plusieurs milliers d’emplois dans les industries aérienne et aérospatiale, les scieries touchées par la crise du bois d’œuvre, l’automobile (GM à Boisbriand et de nombreux sous-traitants), les mines et la métallurgie, le tourisme et l’hôtellerie, etc. La centrale et ses affiliés sont intervenus énergiquement auprès des employeurs et des gouvernements et ont tout mis en œuvre afin de sauver le maximum d’emplois. Le Fonds de solidarité FTQ fait aussi sa large part.

Certaines entreprises ont accentué les difficultés actuelles en profitant de la conjoncture, et même des attentats du 11 septembre, pour procéder à des suppressions d’emplois douteuses. «Il ne faut pas se gêner pour crucifier publiquement les entreprises qui profitent de la situation pour purger leurs effectifs et créer un inutile vent de panique», a dit le président de la FTQ, Henri Massé, dans son discours au congrès.

La FTQ a fait des pieds et des mains pour obtenir que les budgets présentés à Québec et à Ottawa contiennent des mesures spéciales pour stimuler l’économie et l’emploi. Si le budget de Pauline Marois a été plutôt bien accueilli par la centrale, on ne peut en dire autant du budget de Paul Martin.

Transport aérien et aérospatiale

Dans l’industrie aérienne, où les syndicats FTQ sont omniprésents (Machinistes, TCA, SCFP), l’action syndicale a notamment permis de négocier des programmes de travail partagé qui contribueront à sauver beaucoup d’emplois.

Dans l’aérospatiale, la section locale 712 des Machinistes chez Bombardier Aéronautique a réussi à négocier une baisse des mises à pied annoncées, qui ont chuté de 1500 à quelque 900.

Bois d’œuvre

Au moment d’aller sous presse (en décembre), une entente semblait sur le point d’être conclue avec les Américains dans l’industrie du bois d’œuvre, où les pertes d’emplois se sont chiffrées à plusieurs milliers au Québec. La FTQ et ses syndicats, majoritaires dans le secteur (SCEP, Métallos, FNFTU), ont fait des pressions auprès de Québec et d’Ottawa pour exiger des négociations rapides et une solution durable à la «chicane» qui sévit dans le bois d’œuvre depuis belle lurette.

La Gaspésia

Dans le secteur connexe des pâtes et papiers, le Fonds de solidarité FTQ a finalement conclu son projet de relance de la papeterie de la Gaspésia à Chandler, avec l’appui de Tembec, de la Société générale de financement et, bien sûr, du syndicat local (SCEP) qui a réalisé un travail extraordinaire.

GM à Boisbriand

La FTQ et les TCA ont profité du congrès de la FTQ, à Québec, pour annoncer le passage à la vitesse supérieure de la campagne pour le sauvetage de l’usine de GM à Boisbriand. La fermeture, prévue en septembre 2002, entraînerait la perte de plus de 10 000 emplois directs et indirects. La campagne sera notamment marquée par une tournée de toutes les régions, avec l’appui des dix-sept Conseils régionaux de la FTQ, et une grande manifestation à Montréal.

La FTQ et les TCA soulignent l’importance de garder une usine d’assemblage au Québec, même si nous favorisons aussi le développement des usines de pièces d’autos – comme celle de pièces en magnésium qui est en construction à Sainte-Thérèse avec l’appui du Fonds de solidarité et dont l’ouverture est prévue dans un peu plus d’un an.