On passe au vote !

Suzanne Amiot, vice-présidente de la FTQ

Suzanne Amiot, vice-présidente de la FTQ

Résolutions sur la syndicalisation Les congressistes ont participé en grand nombre à un débat crucial pour le mouvement syndical, le recrutement. La résolution réaffirmant la nécessité d’une structure intersyndicale a été rapidement adoptée. Le président Henri Massé a cependant conclu en mettant un bémol. « OK pour cette proposition. Nous travaillons avec les autres centrales sur de nombreux dossiers. Mais, dit-il, nous n’accepterons pas de nous faire salir. »

La résolution sur la syndicalisation a fait l’objet d’une motion de renvoi. Des délégués ont demandé qu’on nomme clairement la centrale syndicale qui pose problème et souligné l’urgence de discussions au plus haut niveau des deux centrales. De nombreux exemples de non-respect du pacte de non-maraudage ont été apportés. La discussion a aussi porté sur d’autres enjeux soulevés par la résolution. C’est ainsi qu’un délégué du Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes (STTP), tout en réaffirmant que le recrutement est prioritaire pour le mouvement syndical, a rappelé une aberration dans le secteur des postes. La loi votée en 1981 pour créer la Société des postes interdit formellement la syndicalisation
des travailleurs et des travailleuses des postes en milieu rural. Par la suite, trois résolutions touchant la syndicalisation ont été adoptées à l’unanimité : la promotion du port d’uniformes de fabrication syndicale, la lutte contre le travail à domicile et la problématique liée à l’étiquetage syndical.

Sur l’importance de la formation
Revenons brièvement sur les débats de lundi à propos de la formation syndicale et de son importance au sein de notre organisation. Les discussions ont commencé par un bloc de trois résolutions sur le sujet. La première, sur le besoin de financement, rappelait les compressions draconiennes imposées par les gouvernements à la formation et les répercussions négatives sur nos programmes d’éducation.

D’où la nécessité de débloquer des fonds récurrents pour la formation syndicale de la part du gouvernement québécois.

Une seconde résolution portait sur le besoin de valoriser, de reconnaître et de célébrer la formation syndicale en prévoyant la tenue d’événements annuels. Enfin, la formation économique a été reconnue comme essentielle pour les membres de la FTQ. Dans une société de plus en plus complexe, sans compter les défis liés à la mondialisation, nous avons plus que jamais besoin d’être formés et informés.