« On n’a certainement pas besoin de la visite du mon’oncle d’Ottawa qui vient les dimanches et les jours de fête pour nous dire que tout va se régler mais qui est aux abonnés absents le reste de l’année » – Gilles Chapadeau, conseiller

COMITÉ D’ACCUEIL POUR STEPHEN HARPER

Val-d’Or, lundi 29 septembre 2008 – « Où était Stephen Harper quand des centaines de travailleurs de la région perdaient leur job dans la forêt, dans les scieries, quand les travailleurs âgés demandaient des programmes d’aide, quand les travailleurs plus jeunes réclamaient des mesures de transition pour leur permettre de réorienter leur carrière, quand les chômeurs demandaient d’avoir accès à des prestations pour lesquelles ils avaient cotisé?

« Où était Stephen Harper quand les camionneurs et les travailleurs mangeaient leurs économies, et continuent à le faire, pour pouvoir continuer à faire rouler leurs camions et leurs véhicules, quand on réclamait le rétablissement des transferts fédéraux pour le financement de l’éducation postsecondaire pour nos jeunes? », a questionné Gilles Chapadeau, conseiller régional de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) et initiateur de la manifestation à l’occasion de la visite du premier ministre canadien à Val-d’Or aujourd’hui.

Le double langage des conservateurs

La manifestation tenue à Val-d’Or regroupe des travailleurs, des groupes de femmes, des autochtones, des groupes environnementaux, des groupes communautaires, des artisans des industries culturelles, des chômeurs de même que des citoyens excédés par le double langage des conservateurs et de leurs candidats locaux.

« On n’a certainement pas besoin de la visite du mon’oncle d’Ottawa qui vient les dimanches et les jours de fête pour nous dire que tout va se régler mais qui est aux abonnés absents le reste de l’année.

« Alors qu’il déverse des milliards en subventions sur l’industrie pétrolière de l’Alberta, ce gouvernement coupe les subventions aux groupes de femmes, à la culture, aux organismes voués au développement économique tout en prônant la méthode forte avec les jeunes qui ont davantage besoin de mesures de prévention et de réhabilitation », a ajouté Gilles Chapadeau.

Stephen Harper ne pourra pas endormir la solidarité régionale

« Il faut envoyer un message clair à ce gouvernement et au Parti conservateur que nous ne sommes pas dupes de son discours de droite et de ses promesses électoralistes. Nous voulons des engagements clairs et fermes pour l’économie, pour les travailleurs, pour les gens de l’Abitibi-Témiscamingue.

« Stephen Harper doit être très mal conseillé pour croire qu’il pourra endormir la solidarité régionale en Abitibi-Témiscamingue par des promesses sans lendemain. C’est mal nous connaître », a conclu Gilles Chapadeau.

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