« Nous réitérons notre confiance dans le fonctionnement de la CCQ qui repose sur le paritarisme » – Michel Arsenault, président de la FTQ

La consultation sur le fonctionnement de l’industrie de la construction : la FTQ et la FTQ-Construction réagissent

Montréal, le 13 juillet 2011 – La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) et la FTQ-Construction ont présenté cet après-midi leur mémoire devant les membres du groupe de travail sur le fonctionnement de l’industrie de la construction en rappelant que le modèle de fonctionnement de la Commission de la construction du Québec (CCQ) répondait aux besoins des travailleurs et des travailleuses de l’industrie de la construction.

« Par contre, la FTQ et la FTQ-Construction s’inquiètent du constat préalable que semble avoir posé la ministre, constat à l’effet que la Commission de la construction du Québec se porte mal et qu’il y a urgence d’entreprendre des correctifs majeurs. Nous ne partageons pas ce point de vue alarmiste. Nous tenons plutôt à réitérer notre confiance dans le fonctionnement de la CCQ qui repose sur le paritarisme et sur l’engagement consenti des parties patronale et syndicale », a déclaré Michel Arsenault, président de la FTQ.

Le placement de la main-d’œuvre : un faux débat

Toute la question du placement des travailleurs et des travailleuses par les syndicats est nettement exagérée. « Il faut démystifier ce que l’on appelle le placement syndical. Ce que les gens ignorent, c’est que les organisations syndicales ne sont responsables que d’environ 15 % du placement. Donc, 85% du placement se fait directement par l’employeur. En plus, ce sont les employeurs qui appellent les différentes organisations pour avoir de la main-d’œuvre qualifiée et souvent spécialisée. C’est ça la réalité du placement syndical, pas plus, pas moins », a ajouté le président de la FTQ-Construction, M. Arnold Guérin.

Une industrie en santé

Bien que tout n’étant pas parfait, il faut reconnaître que l’industrie de la construction est en santé, et qu’une paix syndicale règne. C’est à peine s’il y a eu une semaine de grève en 20 ans. Un bilan enviable qui est tout à l’honneur des travailleurs et des travailleuses.

Par ailleurs, certains questionnent le système de votation lorsque vient le temps pour les travailleurs et les travailleuses de choisir leur allégeance syndicale. « Il n’y a pas de raison de modifier ce qui fonctionne bien, considérant qu’à peine 5 à 6 % des travailleurs changent d’allégeance. Cela veut donc dire que 95 % à 96 % de ceux-ci sont satisfaits de leur syndicat et des services rendus », a fait valoir le directeur général de la FTQ-Construction, M. Yves Ouellet.

« Plus largement, la FTQ et la FTQ-Construction souhaitent que cette consultation sur le fonctionnement de l’industrie de la construction entraîne, entre autres, une réflexion sur une politique d’investissement responsable dans les secteurs de la construction et des grands travaux; sur l’étalement des grands travaux qui contribuerait à stabiliser les emplois et sur de nouvelles règles d’attribution des contrats en lieu et place du plus bas soumissionnaire, ce qui encourage le travail au noir », ont ajouté Arnold Guérin et Yves Ouellet.

Une consultation n’est pas une enquête publique

Participant de bonne foi au processus de consultation, la FTQ et la FTQ-Construction mettent le comité en garde contre de fausses perceptions et allégations qui circulent sur l’industrie. « Il ne faut pas que le remède tue le patient. Le véritable problème de l’industrie est le travail au noir, la santé et la sécurité des travailleurs et des travailleuses. Cette consultation ne doit pas devenir une diversion. À la FTQ et à la FTQ-Construction nous croyons toujours qu’une enquête publique est nécessaire afin de faire la lumière entre ce qui est devenu le fantasme de certains colporteurs d’allégations et de rumeurs non fondées et la réalité. Il est temps de séparer le vrai du faux », a conclu le président de la FTQ, Michel Arsenault.

La FTQ-Construction représente 44 % des travailleurs et travailleuses de la construction.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale québécoise, représente plus de 600 000 membres dont 70 000 dans le secteur de la construction.