« Nous ne pouvons plus tolérer que des travailleurs et des travailleuses se fassent tuer en pratiquant leur métier. Plus que jamais notre société a l’obligation de promouvoir la prévention et la réadaptation » – Michel Arsenault

La FTQ souligne la Journée internationale de commémoration des personnes tuées ou blessées au travail

Québec, le 28 avril 2009 – La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) profite de la Journée de commémoration des personnes tuées ou blessées au travail pour dénoncer, une fois de plus, le trop grand nombre de personnes qui sont tuées ou blessées au travail. En 2008, au Québec, 195 personnes sont mortes à cause de leur travail. « Nous avons un devoir de mémoire et ce que l’on souhaite c’est de mettre fin à cette hécatombe en donnant accès aux outils de prévention. Il est inacceptable, qu’encore aujourd’hui, 87 % des personnes en emploi n’ont pas accès à ces outils de prévention », a déclaré le président de la FTQ, Michel Arsenault.

Des outils pour changer les choses

Les outils de prévention existent et sont déjà prévus à la Loi sur la santé et la sécurité du travail adoptée il y a 30 ans. Il n’en tient qu’au gouvernement de passer à l’action et d’adopter les décrets. « En 2007, 132 107 personnes ont subi des blessures dans le cadre de leur travail, c’est pratiquement un travailleur sur 23, ça n’a aucun sens. Les comités de santé et sécurité au travail, les représentants à la prévention et les programmes de prévention peuvent diminuer le nombre de personnes victimes d’accidents de travail.

« Le gouvernement a déjà fait un pas dans la bonne direction en haussant le montant des amendes imposées aux entrepreneurs négligents et en augmentant les indemnités aux héritiers en cas de décès. Québec ne doit pas s’arrêter à mi-chemin et doit faire en sorte que les hommes et les femmes qui, au matin, quittent leur conjoint et leurs enfants pour aller travailler, puissent prendre le repas en famille le soir venu », a ajouté Michel Arsenault.

La construction : 5 % de la main-d’œuvre, 26 % des décès

Le secteur de la construction doit faire l’objet d’une attention particulière. « Il y a quelque chose d’indécent dans le fait que, bon an mal an, 20 à 60 travailleurs de la construction se fassent tuer en pratiquant leur métier. Les travailleurs de la construction ne représentent que 5 % de la main-d’œuvre du Québec, mais ils sont victimes de 26 % des décès accidentels, c’est scandaleux », a conclu le président de la FTQ.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale québécoise, représente plus de un demi-million de membres.
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