« Nous devons nous serrer les coudes dans la région » - René Roy, secrétaire général

Sainte-Thérèse, 24 septembre 2001 – « La région Laurentides-Lanaudière a connu des hauts et des bas sur le plan de l’emploi, du développement économique ces dernières années mais par leur ténacité, leur solidarité, les travailleuses et travailleurs de la FTQ ont su tirer leur épingle du jeu. En cela, je veux saluer le formidable travail, l’implication des dirigeants du Conseil régional de la FTQ, des dirigeants des syndicats locaux et des militants », a déclaré M. René Roy, secrétaire général de la FTQ.

« Évidemment, la FTQ suit de très près le dossier de la GM qui fait l’objet de discussions tant au niveau fédéral que provincial quant à sa vocation après août 2002. Je n’ai aucune crainte sur la capacité des travailleurs de la GM et de leur syndicat de formuler des propositions novatrices et de tout mettre en oeuvre pour faire progresser leur dossier. Ils l’ont démontré à de multiples reprises dans le passé.

« J’en profite pour saluer le choix des travailleurs des nouvelles installations de Bombardier à Mirabel de joindre les rangs de notre centrale. Je veux également souhaiter bon courage aux travailleurs de Air Transat dans une industrie aujourd’hui durement ébranlée tant par la conjoncture économique que par les récents attentats chez nos voisins du Sud », a ajouté M. Roy.

Une mondialisation aux effets bien locaux

Rappelant que le prochain congrès de la FTQ se tiendra à Québec du 26 au 30 novembre, sous le thème « Vers un syndicalisme sans frontières », le secrétaire général de la FTQ a insisté sur le fait que les débats se feraient à partir d’expériences locales et régionales très concrètes des travailleuses et des travailleurs. « On n’a qu’à penser aux conséquences très concrètes pour la région des décisions américaines sur l’automobile, la fabrication de camions, d’autobus, etc. On peut penser également aux menaces de déménagement de certains employeurs, au Mexique par exemple, pour exercer une pression à la baisse sur les conditions de travail et les salaires ».

« Nos membres sont de plus en plus conscients des effets de la mondialisation, comme l’a démontré l’importante participation de la FTQ au Sommet des peuples en avril et à la manifestation qui a suivi. Maintenant, il faut travailler à revoir nos façons de faire syndicales, à tisser des liens solides avec les syndicats ailleurs dans le monde, à donner un visage humain, social, à cette mondialisation », a souligné M. Roy.

Enfin une Commission des relations du travail!

« Même si elle n’est pas parfaite, notamment sur la définition de salarié, la réforme du Code du travail menée par le gouvernement va déjudiciariser les relations de travail, accélérer le règlement des litiges et faciliter l’accès à la syndicalisation en réduisant les délais d’accréditation ».

« La FTQ a joué un rôle de représentation important dans cette réforme, particulièrement quant à la mise en place, prochainement, d’une véritable Commission des relations du travail réclamée par notre centrale depuis plus de 15 ans. Tout n’est pas parfait, je le répète, mais il s’agit là d’un pas en avant important pour le mouvement syndical », a insisté le secrétaire général de la FTQ.

Équité salariale : tous devraient faire leurs devoirs

« J’aimerais être aussi optimiste dans le dossier de l’équité salariale, avec l’échéance du 21 novembre pour la mise en vigueur de programmes d’équité dans les entreprises. Malheureusement, on doit constater que nombre d’employeurs se traînent les pieds et que certains affirment même vouloir défier la loi ».

« La FTQ et ses syndicats vont maintenir toute la pression nécessaire pour que tous se conforment à cette loi arrachée après des années de luttes par des femmes et des hommes qui refusent toute forme de discrimination, notamment salariale. Il va falloir que le gouvernement résiste à certaines pressions patronales pour reporter l’échéance », a indiqué M. Roy.

« Tous les syndicats, toutes les régions seront appelés à mettre la main à la pâte pour que la FTQ puisse relever les nombreux défis qui se présentent à elle. Dans ce cadre, je ne saurais trop insister, à nouveau, sur l’importance de la vitalité syndicale des régions qui constituent les véritables poumons de notre organisation », a conclu M. Roy.

La FTQ, la plus importante centrale syndicale québécoise, représente plus d’un demi-million de membres.