« Nous dénonçons vertement les violations des droits syndicaux et la violence à l’endroit des travailleurs et des travailleuses du Mexique » – Michel Arsenault, président de la FTQ

La FTQ se joint aux manifestations mondiales pour les droits des travailleurs mexicains

Crédits: Daniel Mallette

Crédits: Daniel Mallette

Montréal, le 14 février 2011. – La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) s’est jointe aux manifestations mondiales pour les droits syndicaux au Mexique qui se dérouleront tout au long de la semaine du 14 février.

À Montréal, des travailleurs et travailleuses, dont plusieurs membres de la FTQ, ont manifesté ce midi devant le consulat du Mexique situé au 2055, rue Peel. « La FTQ ne peut que constater une grave hausse des violations de la liberté syndicale au Mexique particulièrement au cours des cinq dernières années. Le gouvernement mexicain doit respecter ses engagements en matière de droits fondamentaux », a déclaré le président de la FTQ, Michel Arsenault.

Le Mexique aussi dangereux que la Colombie

Depuis 2006, la situation des travailleurs et des travailleuses du Mexique ne fait que se dégrader, plusieurs syndicats sont victimes de répression. « Le cas de la direction du Syndicat national des travailleurs miniers et métallurgistes est particulièrement honteux. Après avoir réclamé justice pour les 63 mineurs morts dans la mine de charbon Pasta de Conchos au nord du pays, les dirigeants syndicaux ont été la cible de brutales répressions, au point que le secrétaire général Napoleón Gómez Urrutia a dû se réfugier au Canada pour échapper à la violence. Autre exemple, le gouvernement mexicain a limogé les 44 000 travailleurs de la plus grande société de distribution d’électricité et dissous le syndicat », a poursuivi le secrétaire général de la FTQ, Daniel Boyer.

Le droit de négocier librement doit être reconnu

« La FTQ dénonce le non-respect du droit des travailleurs et des travailleuses mexicains de former des syndicats, de négocier librement et de représenter leurs intérêts sans subir de répression, de violence, de manipulation ou d’attaque de fier-à-bras à la solde d’employeurs peu scrupuleux. Le gouvernement mexicain doit réagir et prendre les mesures qui s’imposent afin de protéger les droits des travailleurs et des travailleuses mexicains », a conclu Joseph Gargiso, vice-président de la FTQ et vice-président administratif du Syndicat canadien des communications, de l’énergie et du papier (SCEP-Québec).

La FTQ, la plus grande centrale syndicale québécoise, représente plus de 600 000 membres.