« Nous allons faire en sorte que la région se relève et que les gouvernements se mettent à l’écoute des travailleurs » – Michel Arsenault, président de la FTQ

Tournée du président de la FTQ en Mauricie – Centre-du-Québec

Photos de l'événement.

La région de la Mauricie – Centre-du-Québec, et plus particulièrement l’axe Trois-Rivières, Shawinigan et Grand-Mère, est un véritable microcosme de tout ce qu’on appréhendait à la FTQ, à l’échelle du Québec, depuis au moins trois ans, tant dans le secteur de la forêt que dans le secteur manufacturier.

« Mais la région doit aussi devenir le laboratoire de tout ce qui ira mieux et nous allons tous faire en sorte que la région se relève notamment parce que les gouvernements devront se mettre enfin à l’écoute des demandes des travailleurs et de la population, que les entreprises réalisent qu’à moyen terme l’investissement dans de nouveaux équipements, de nouvelles technologies et dans la formation continue représente un facteur clé dans leur développement et leur position concurrentielle », a déclaré le président de la FTQ, Michel Arsenault, en tournée dans la région.

Les occasions ratées du dernier budget fédéral

Évoquant les fermetures et les nombreuses pertes d’emplois à Norsk Hydro, à la Belgo, les réorganisations anticipées ou confirmées à l’usine Laurentides et à Kruger, avec près de 2 500 emplois directs et des milliers d’emplois indirects en jeu, le président de la FTQ déplore les occasions ratées du dernier budget fédéral pour injecter des ressources afin de redonner un peu d’espoir aux travailleurs et à leurs familles.

« Après avoir insulté l’intelligence des gens en présentant un programme bâclé d’aide aux communautés basé sur le prorata de la population, comme si les besoins étaient les mêmes à Trois-Rivières et à Calgary, le gouvernement Harper a totalement ignoré les besoins des travailleurs dans son dernier budget tout en refusant de bonifier les conditions d’accessibilité à l’assurance-chômage, malgré des surplus substantiels dans la caisse, l’argent des travailleurs », a rappelé le président de la FTQ.

Des signes d’espoir

« Mais il y a également de petits signes d’espoir et, sans avoir de solutions toutes faites, nous avons des exemples de sortie de crise. Nous l’avons fait en sidérurgie avec de solides programmes de formation, de réorientation de carrière, d’aide aux travailleurs âgés.

« Nous avons poussé fort pour le Pacte pour l’emploi annoncé dans le dernier budget du Québec, pour la formation, la reconnaissance des compétences, l’aide à la réinsertion pour les chômeurs et les personnes assistées sociales.

« Il faut également tirer des leçons des malheurs qui se sont abattus sur la région, mais aussi sur tout le Québec, depuis quelques années, et miser sur la diversification économique, sur le soutien à la PME, ce que nous tentons de faire avec le Fonds de solidarité », a ajouté Michel Arsenault.

Un livre vert qui suscite plus de questions que de réponses

Sur le livre vert qui est actuellement l’objet de consultations dans toutes les régions, le président de la FTQ estime qu’il suscite davantage de questions qu’il n’apporte de réponses.

« En quoi le 25 % de la ressource à l’encan va permettre de contrôler le coût de la fibre, un des problèmes majeurs? Quelle protection pour les travailleurs de la forêt? Quels droits, notamment à la syndicalisation, pour les travailleurs sylvicoles? Quelle instance régionale va se voir confier la gestion de la ressource? Quelles conditions seront liées à la mobilité des CAAF? Nous ne signerons certainement pas de chèque en blanc au ministre Béchard », a fait savoir le président de la FTQ, tout en pressant le gouvernement de rendre public dans les plus brefs délais le calcul de la possibilité forestière.

Envoyer un message clair aux promoteurs du privé en santé

Enfin, au sujet du système de santé public et des suites du rapport Castonguay, Michel Arsenault a indiqué que les grandes centrales syndicales, à l’initiative notamment de la FTQ, ont décidé d’en faire le thème principal d’une manifestation nationale à l’occasion du 1er mai, fête internationale des travailleurs.

« Nous voulons envoyer un signal clair aux promoteurs de la privatisation en santé que nous n’accepterons pas un recul où des familles entières perdaient leur maison et leurs biens pour faire soigner l’un des leurs.

« Les solutions aux problèmes d’accès au système et de prestation de soins de qualité existent au sein même du système public. Il faut avoir le courage de les appliquer et cesser de présenter l’assurance privée comme la solution magique », a fait valoir M. Arsenault tout en invitant les travailleurs et la population trifluvienne à se joindre à cette grande manifestation qui se tiendra le 3 mai à Montréal.

Appui aux grévistes de Matériaux spécialisés Louiseville

Après une visite de l’usine Kruger-Wayagamak, le président de la FTQ se rendra en après-midi appuyer les 49 grévistes membres du Syndicat canadien des communications, de l’énergie et du papier (SCEP-FTQ) de Matériaux spécialisés Louiseville, en grève depuis dimanche dernier. Ce fabricant de panneaux de bois et d’isolant demande des concessions à ses travailleurs alors que l’industrie de la construction est florissante.

La FTQ est la plus grande centrale syndicale québécoise avec plus de un demi-million de membres.

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Source : FTQ
Renseignements : Jean Laverdière, 514 893-7809