« Notre espoir c’est d’être entendu afin que cette consultation mène à une véritable politique d’inclusion qui fera une place pour tous. » — Daniel Boyer, président de la FTQ

La FTQ devant la Commission des relations avec les citoyens sur la consultation en vue d’une nouvelle politique en matière d’immigration, de diversité et d’inclusion

Québec, le 3 février 2015.

« Notre espoir c’est d’être entendu afin que cette consultation mène à une véritable politique d’inclusion qui fera une place pour tous. » — Daniel Boyer, président de la FTQ

La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) espère que cette nouvelle consultation sur l’immigration aboutira à la mise en œuvre d’un vrai plan de match pour l’intégration et l’inclusion des personnes immigrantes à la société québécoise. « Pour la FTQ, ce travail doit aussi se faire en partenariat avec les organisations syndicales très présentes dans les milieux de travail où il y a une forte présence de personnes immigrantes », déclare le président de la FTQ, Daniel Boyer.

Emploi-Québec et la Commission des partenaires doivent aussi avoir les moyens de faciliter l’intégration et le maintien en emploi de personnes immigrantes. « Québec doit réactiver la politique d’éducation des adultes et de formation afin d’accélérer la reconnaissance des compétences et des acquis. Québec doit également favoriser l’organisation des cours de français pendant les heures de travail, le tout en collaboration avec les organisations syndicales en place », ajoute la vice-présidente de la FTQ (UES-800) et représentante des femmes au Bureau de la FTQ, Louise Mercier.

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Le gouvernement du Québec doit s’assurer que les travailleuses et les travailleurs qualifiés qu’il recrute pour les employeurs ont une bonne connaissance du français ou en auront la maîtrise dans un délai raisonnable. « Le gouvernement doit reconnaître la contribution à notre société des travailleurs et travailleuses temporaires en leur facilitant l’accès à la citoyenneté, que l’on mette fin à la pratique d’un permis de travail lié à un seul employeur, que l’on protège les travailleuses domestiques et que l’on facilite le droit à la syndicalisation dans tous les secteurs, dont le secteur agricole. Nous souhaitons aussi que le gouvernement mette en place une politique de régionalisation de l’immigration et qu’il rétablisse les bureaux régionaux fermés ou fusionnés », conclut le président de la FTQ.

Enfin, si la FTQ approuve le virage « économique » du projet de politique, elle rappelle toutefois l’importance d’accueillir les autres catégories de personnes immigrantes, soit celles issues de la politique de réunification familiale ainsi que du volet de la solidarité sociale qui ouvre nos portes aux personnes réfugiées.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale au Québec, représente plus de 600 000 travailleurs et travailleuses.