Nos pas, nos cris, unis pour la démocratie : la population est invitée à une marche de solidarité

Fête internationale des travailleuses et des travailleurs

Affiche de la F^qte du 1er mai.

Montréal, le lundi 30 avril 2007 – Les organisations syndicales, étudiantes et populaires de Montréal invitent la population à venir célébrer la Fête internationale des travailleuses et des travailleurs, ce mardi 1er mai, sur le thème Nos pas, nos cris, unis pour la démocratie.

Les manifestantes et les manifestants se rassembleront à compter de 18 h 30 au parc des Compagnons-de-Saint-Laurent, à l’angle de la rue Cartier et de l’avenue du Mont-Royal, où les porte-parole s’adresseront à la foule. Une marche festive empruntera alors l’avenue du Mont-Royal vers l’ouest, dès 19 h, pour se rendre au parc Jeanne-Mance.

Le thème de la Fête cette année, Nos pas, nos cris, unis pour la démocratie, rappelle le besoin d’une société civile active et impliquée. Or, pour plusieurs raisons, nos organisations sont préoccupées par la santé de nos institutions démocratiques dans la foulée d’une campagne électorale printanière marquée par la superficialité et la démagogie. Les enjeux primordiaux de l’environnement, l’éducation et l’économie ont largement été laissés pour compte.

Malgré son rejet par une grande majorité des électeurs québécois, le nouveau gouvernement libéral persiste et signe dans son plan de hausser à répétition les droits de scolarité, et donc les dettes, des étudiantes et des étudiants. Ailleurs, le gouvernement Charest est figé dans l’immobilisme devant la crise des délocalisations et des fermetures qui frappe le secteur manufacturier. Et, en dépit de ses engagements de réduire les émissions de gaz à effet de serre, les libéraux prévoient dépenser des sommes énormes pour la construction d’autoroutes et d’un nouveau pont vers l’Île de Montréal.

Fait révélateur, le gouvernement Charest a fait fi de la décision récente du Bureau international du travail (BIT) condamnant sévèrement le décret gouvernemental qui a mis fin aux négociations et a imposé les conditions de travail à 500 000 travailleuses et travailleurs du secteur public québécois. Selon le BIT, le projet de loi 142 (devenu loi 43), adopté sous le bâillon en décembre 2005, va à l’encontre des conventions internationales du travail. Dans une décision très détaillée, le BIT dénonce la nature répressive de la loi et appelle le gouvernement Charest à revoir le régime de négociation tout en rouvrant les négociations, notamment sur les salaires.

Au niveau fédéral, les grandes organisations syndicales dénoncent l’attitude du gouvernement Harper, qui, malgré le consensus des partis d’opposition, continue de nier les droits de milliers de chômeuses et de chômeurs à des prestations d’assurance emploi équitables, tel que proposé dans le projet de loi C-269.

Entrevues

Les porte-parole des groupes syndicaux, populaires et étudiants seront disponibles pour accorder des entrevues à compter de 18 h 30 à la bannière de tête de la marche à l’angle de la rue Cartier et de l’avenue du Mont-Royal.

Rappel

Quoi : Fête internationale des travailleuses et des travailleurs

Quand : Le mardi 1er mai 2007
Rassemblement 18 h 30
Départ 19 h

Où : Départ de la marche au parc des Compagnons-de-Saint-Laurent, angle Mont-Royal et Cartier, Montréal

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Renseignements :
Isabelle Gareau, FTQ : 514 953-0142
Lyle Stewart, CSN : 514 796-2066
Claude Girard, CSQ : 514 237-4432
Sandra Gagné, FIQ : 514 796-5093
Jacques Desy, CSD : 514 231-1273
Yves Parenteau, FAE : 514 910-3195