MORT DE TROIS OUVRIERS DE LA CONSTRUCTION À SAINTE-ANNE-DE-BELLEVUE : QUAND QUÉBEC APPLIQUERA-T-IL SA LOI VOTÉE IL Y A 20 ANS? - Les victimes étaient membres de l'Union des journaliers

4 décembre 2001 - «La mort tragique de trois de nos confrères de la construction à Sainte-Anne-de-Bellevue montre, une fois de plus, que la loi sur la santé et la sécurité du travail votée il y a plus de vingt ans devrait être appliquée intégralement dans le secteur de la construction, qui représente 4% de la main-d’oeuvre mais 14% des décès», a fait savoir M. Richard Goyette, directeur général adjoint du Conseil conjoint de la construction (FTQ).

«La loi prévoit notamment la mise en place de comités paritaires de santé et sécurité, ainsi que d’un représentant à la prévention à plein temps, mais elle ne s’applique pas sur les chantiers de construction et dans plusieurs autres secteurs, malgré les demandes répétées des syndicats», dit M. Goyette.

Le Conseil conjoint de la construction (FTQ) est «non seulement attristé mais choqué» à la suite de la mort de trois de ses membres qui ont péri noyés sur le chantier de réfection du pont de l’Ile-aux-Tourtes, dans l’ouest de Montréal.

Il s’agit de trois membres de la section locale 62 de l’Union internationale des journaliers, tous d’origine portugaise : Paulo Mota et Philippe Lopez Terciro, tous deux âgés de 38 ans, et Fimtlico Freitos, 49 ans.

Le syndicat participera activement à l’enquête de la CSST qui aura lieu sur cet accident. On déplore une trentaine de morts chaque année dans l’industrie de la construction.

Le Conseil conjoint de la construction (FTQ) représente 73% des quelque 100 00 travailleurs de la construction au Québec. La FTQ, la plus grande centrale syndicale québécoise, représente plus d’un demi-million de membres.