Mon père fit bâtir maison…

Le Temple du travail, en 1911, rue Saint-Denis, un peu au sud de l’actuel boulevard René-Lévesque

Le Temple du travail, en 1911, rue Saint-Denis, un peu au sud de l’actuel boulevard René-Lévesque

Un petit clin d’œil à l’histoire, tout juste pour dire que nous avons hérité d’une belle et honnête tradition à vouloir nous retrouver et nous entraider dans un lieu qui nous soit commun et fraternel.

Au début du siècle dernier, les unions internationales de métiers, affiliées au Congrès des métiers et du travail du Canada (CMTC), ont trouvé à se loger «à la maison», comme un peu partout en Amérique du nord.

Rue Saint-Dominique, un peu au sud de l’actuel boulevard René-Lévesque, l’Union internationale des briquetiers fît l’acquisition d’une ancienne église luthérienne pour en faire le Temple du Travail, lieu d’assemblées et d’activités dédiées à la promotion de la cause «unioniste». Le cliché que vous pouvez voir ci-contre a été pris en 1911, lors d’une exposition industrielle de promotion des «produits unionistes», probablement à l’initiative du Comité «Label Bleu» (l’étiquette syndicale) du Conseil des métiers et du travail de Montréal (CMTM).

La même année, un projet de «Gymnase ouvrier», consacré à l’accès aux loisirs et aux sports pour la classe ouvrière, voit le jour à l’initiative du plombier (et député à la Chambre des Communes à Ottawa) Alphonse Verville, et de Gustave Francq, typographe et figure marquante du syndicalisme québécois durant plus de cinquante ans. On pourrait même dire que Francq fut le «parrain» qui a porté la FTQ sur les fonts baptismaux.

Un autre petit clin d’œil ? Le Temple du Travail hébergea quelques années plus tard, sous un même toit, le Montreal Labor College, dédié à la formation des travailleurs et travailleuses. Curieux comme ça ressemble à aujourd’hui, avec notre Collège FTQ-Fonds!