Militer dans un conseil régional de la FTQ

Photo : Daniel Mallette

«Le meilleur moyen de se faire entendre en région!» — Luc Martel, jeune militant FTQ

Luc Martel, du Syndicat québécois des employées et employés de service (SQEES-298), travaille chez le fabricant de salles de bains Produits Neptune à Saint- Hyacinthe. Président de son unité syndicale depuis neuf ans, il s’implique également au sein du comité des jeunes de la FTQ et du conseil régional FTQ Richelieu en Montérégie. Depuis quelques mois, il préside aussi le comité des jeunes du SQEES-298. Nous l’avons rencontré pour qu’il partage avec nous les motivations de son implication et, qui sait, qu’il transmette cette passion à d’autres partout au Québec!

Le Monde ouvrier : Qu’est-ce qui t’a décidé à t’impliquer syndicalement?

Luc Martel : Je ne connaissais rien au syndicalisme quand je suis arrivé chez Produits Neptune il y dix ans. À ma première assemblée syndicale, on cherchait des gens pour participer à une formation en santé et sécurité du travail. Comme je suis de nature curieuse, j’ai dit oui et ç’a été le début d’une grande aventure… J’ai vraiment découvert quelque chose : j’étais dans mon élément!

M.O. : Qu’est-ce qui t’a amené à t’impliquer au conseil régional?

L.M. : Je trouvais que la FTQ n’était pas assez représentée dans la région et je voulais qu’on y retrouve la place qu’on mérite. Les conseils régionaux de la FTQ, c’est l’endroit de prédilection pour faire converger les forces de l’ensemble des syndicats affiliés. Si nous voulons être en mesure d’influencer nos députés pour que les décisions qui se prennent dans nos régions reflètent nos valeurs et nos objectifs pour le bien commun, il faut être présent dans nos régions!

M.O. : Quel message veux-tu livrer aux jeunes?

L.M. : J’ai beau négocier la plus belle convention collective dans le secteur privé où je milite, si pendant ce temps, nos gouvernements votent des lois anti-travailleurs, ou encore qu’ils coupent dans les fonds de travailleurs ou qu’ils reviennent sur des ententes négociées de bonne foi dans le dossier des fonds de retraite, par exemple, nous ne sommes pas plus avancés. Nous devons faire de l’action politique, ensemble, pour arriver à faire bouger les choses. Nous devons aussi créer des liens avec les autres groupes de la société civile : les étudiants, les groupes communautaires, de femmes, etc. Militer dans de son conseil régional, c’est aussi créer ces alliances, et on a besoin de militants et militantes qui y croient!

Pour en savoir plus sur les conseils régionaux de la FTQ ou pour visiter le site Web de celui le plus près de chez vous, consultez le www.ftq.qc.ca/ftq-en-region.

 

Entrevue parue dans Le Monde ouvrier no 111 (mars-avril 2015)