Milieux de travail toxiques : il faut y voir !

Article paru dans l’édition mars-avril 2013 du Monde ouvrier

Nos membres sont de plus en plus nombreux à souffrir des effets de milieux de travail toxiques où on exige l’impossible. Des objectifs difficilement atteignables, des charges de travail démesurées, des modes de gestion inadéquats, etc. Les absences en raison de problèmes psychologiques augmentent.

La violence et le harcèlement sont plus présents en milieu de travail. Plus de la moitié des personnes qui ont des symptômes dépressifs restent au travail, avec le danger de voir leur situation se détériorer encore plus. Les preuves qui permettent de blâmer l’organisation du travail sont de plus en plus accablantes.

Agir en prévention sur l’organisation du travail
Les employeurs continuent à agir comme si c’est le personnel qui est responsable. Changeons nos habitudes de vie et tout ira pour le mieux ! Exercice, abandon de la cigarette, diminution de l’alcool, gestion individuelle du temps et du stress sont les moyens qu’ils mettent de l’avant. Les travailleurs et les travailleuses doivent s’adapter au travail !

Dans une perspective de santé et sécurité du travail
Pourtant, dans une perspective de santé et sécurité du travail, la prévention à la source commande qu’on adapte le travail et l’environnement de travail aux personnes. Il n’y a pas de fatalité universelle qui impose un mode de gestion ou d’organisation du travail. Il n’y a pas de besoins de nos membres qu’on ne puisse négocier avec l’employeur. Il faut revenir à nos principes syndicaux de base.

Un soutien financier à la participation
Il faut surtout venir en discuter en grand nombre et provenir de différents horizons, confrontés que nous sommes tous et toutes aux problèmes de santé mentale de nos membres. Ainsi, la FTQ souhaite que les participants et participantes à cette activité proviennent de différents groupes : les directions des syndicats locaux, les membres des comités de négociation, de la santé et sécurité du travail et de la condition féminine, et le réseau des délégués sociaux et des déléguées sociales.

Afin d’aider les syndicats locaux à inscrire plus d’une personne aux Journées de réflexion pour la santé mentale, cette activité de santé et sécurité du travail (SST) sera subventionnée par le fonds SST. La FTQ remboursera les salaires des participantes et participants libérés pour l’occasion , en bonne partie ou en totalité, un pourcentage du salaire étant déterminé en fonction du montant maximum consacré à cette activité.

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