Mettre le cap sur l’emploi : incontournable

Pour le développement économique du Québec

« Nous ne pouvons que saluer l’initiative du gouvernement Marois, mais si l’écorce de l’arbre a l’air solide, il nous restera à en apprécier les fruits ! »
— Michel Arsenault, président de la FTQ

Montréal, le 7 octobre 2013. – La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) salue la présentation de la nouvelle politique économique par le gouvernement Marois, mais elle est convaincue que le report de l’objectif du déficit zéro est un passage obligé si on ne veut pas que cette politique reste dans le domaine des vœux pieux.

Accompagné au huis clos de Benoît Bouchard, président du secteur de l’énergie au Syndicat canadien de la fonction publique, le président de la FTQ commente :

« Bien sûr, dit Michel Arsenault, la création d’emploi et l’aide à l’investissement sont incontournables à l’augmentation de la production de richesses et, en retour, à l’accroissement des revenus pour le gouvernement, mais cela ne se fait pas en criant ciseau ou en claquant des doigts. Entretemps, on peine à maintenir à flot des services publics de qualité. Le report de l’équilibre budgétaire donnerait un peu d’air frais et fournirait une marge de manœuvre pour commencer à concrétiser la politique. Nous comptons donc sur la prochaine mise à jour budgétaire. »

Croissance mise à l’épreuve

« Mais, poursuit-il, il faut aussi s’inquiéter de l’état de la situation économique mondiale, alors que nos voisins du Sud vivent de grandes difficultés, tout comme plusieurs pays européens. Le Québec ne vit pas en vase clos. Il est arrivé la plupart du temps que les États-Unis éternuent et que le reste du monde s’enrhume ! Cela veut dire qu’il faut bien cibler les initiatives. Il est certain que le programme annoncé, avec ses quatre politiques stratégiques, est ambitieux. »

Pour Benoît Bouchard, « la politique économique annoncée est alléchante, notamment sur le plan de l’électrification du transport et des surplus d’électricité (qu’il ne faudrait pas, entre parenthèses, vendre trop au rabais). À ce sujet, d’ailleurs, nous demandons au gouvernement de mettre un terme à l’obligation d’Hydro-Québec de racheter les surplus d’électricité en situation de conflit de travail, comme cela a été le cas lors du conflit dans l’aluminium au Saguenay. »

Main-d’œuvre aguerrie

« Le Québec est riche en ressources naturelles qu’on peut exploiter et transformer ici, mais il est encore plus riche en main-d’œuvre de qualité dans des domaines de pointe sur laquelle on peut compter. Bravo si on régénère le secteur manufacturier et celui de la forêt, bravo si on réussit à transformer davantage dans les régions. Il y a trop longtemps que nos syndicats en arrachent : dans plusieurs entreprises de la foresterie (Résolu, White Birch), de l’aluminerie (Rio Tinto Alcan), pour ne prendre que ces exemples. Mais surtout, bravo si on est vraiment au rendez-vous pour l’emploi », conclut Michel Arsenault.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale au Québec, représente plus de 600 000 travailleurs et travailleuses.