Métier : caissière et syndicaliste

Le tour du monde… de la FTQ

Photo : Clément Allard

Photo : Clément Allard

Article paru dans l’édition mars-avril 2013 du Monde ouvrier

Plus de 600 000 membres, c’est plusieurs milliers de corps d’emplois différents. Des hommes et des femmes qui travaillent dans des usines, des bureaux, des magasins, des entrepôts, des hôpitaux, sur des chantiers de construction, dans les airs, sur mer, les deux pieds sur terre. Dans cette chronique, Le Monde ouvrier vous fait découvrir quelques-uns de ces métiers à travers des rencontres sur le terrain avec leurs artisans.

37 ans de loyauté et de militantisme !
Nous avions rendez-vous avec Sylvie Blouin, caissière à la coopérative IGA de Sainte-Foy. Nous avons rencontré une travailleuse fidèle, depuis 37 ans, à l’épicerie dans laquelle elle a exercé à peu près tous les corps de métiers possibles. Mais nous avons surtout fait la connaissance d’une syndicaliste passionnée qui a occupé le poste de vice-présidente de la section locale 503 du Syndicat des travailleurs et des travailleuses unis de l’alimentation et du commerce (TUAC-503) pendant près de 20 ans et qui est toujours déléguée syndicale pour les quelque 170 travailleurs et travailleuses de la coop IGA de Sainte-Foy.

Depuis 4 ans et après avoir fait le tour du jardin, de la boulangerie jusqu’aux fromages, en passant par les viandes et les charcuteries, Sylvie est revenue au premier emploi qu’elle a occupé lors de son embauche en 1977 : caissière.

«Le travail dans les départements est très dur physiquement. Après quelques années, une hernie discale et une déchirure des tissus de l’épaule, je suis revenue aux caisses, à mes premiers amours avec le public.»

«C’est aux caisses qu’on a le plus de contacts avec les clients. Certains me connaissent depuis longtemps. Ils m’ont suivie dans les différents départements et, aujourd’hui, ils viennent expressément à la caisse où je travaille.»

«Ça fait beaucoup de patrons à rendre heureux. Des fois, c’est plus difficile, mais c’est très agréable de travailler avec le public. C’est diversifié, le temps passe vite.»

Préparer la relève
«Je ne compte même plus mes années d’implication syndicale, ça fait partie de moi. C’est dans ma nature de vouloir aider mes confrères et consoeurs et de régler les problèmes. Aujourd’hui, je me préoccupe beaucoup de la relève. Avant de partir pour la retraite, je veux laisser la place et prendre le temps de bien préparer la personne qui reprendra le flambeau. Le roulement de personnel est très important dans l’alimentation, alors ce n’est pas évident de trouver des gens prêts à s’impliquer syndicalement.»

En sortant du magasin après l’entrevue, un collègue de Sylvie qui replaçait des paniers d’épicerie dans le stationnement est venu nous voir pour saluer son travail et son implication syndicale. Une passion d’aider les autres visiblement reconnue par ses pairs !

Merci à Claude Maltais et Denise Petitclerc d’avoir rendu cette entrevue possible.