Merci Louis

Son avant-dernier congrès, le 25e de la FTQ, en novembre 1998

Son avant-dernier congrès, le 25e de la FTQ, en novembre 1998

C’est le Québec tout entier, en quelque sorte, qui a rendu un dernier hommage à Louis Laberge, lors des funérailles nationales célébrées à son intention en la Cathédrale Marie-Reine-du-Monde, le 24 juillet 2002. Une première pour un leader syndical exceptionnel, un bâtisseur qui a marqué à tout jamais l’histoire du mouvement ouvrier au Québec.

Louis Laberge a su rassembler autour de la FTQ des syndicats autonomes et différents les uns des autres. Il leur a donné une cohésion et une capacité de mobilisation unique. Il a bâti une centrale syndicale forte, unie, mais respectueuse de la diversité de tous ses syndicats. Louis Laberge a contribué à faire de la FTQ la plus grande centrale syndicale au Québec, avec plus d’un demi-million de membres aujourd’hui.

Bien sûr, on ne peut passer sous silence sa deuxième grande réalisation, la création du Fonds de solidarité de la FTQ, une institution financière syndicale unique en son genre en Amérique du Nord.

Un visionnaire à l’intelligence vive
Louis Laberge a été le grand artisan de la politique de présence de la FTQ dans tous les lieux de concertation et de décision au Québec. Il a fait de la FTQ un partenaire social de première importance, incontournable.

Ce que beaucoup retiendront de Louis, c’est qu’il était profondément humain et près des gens. C’est pourquoi il était tellement aimé des membres de la FTQ, qui lui ont fait confiance pendant plus d’un quart de siècle. En plus de son grand cœur, il avait une intelligence vive qui lui permettait de comprendre les choses vite et, aussi, de régler les problèmes. Il était aussi reconnu pour son sens de la répartie et son humour mordant.
Louis Laberge aura été le plus grand président de l’histoire de la FTQ.
Gageons qu’il veille encore sur nous dans ses temps libres !

Salut Louis !