Magasin Wal-Mart de Saint-Hyacinthe : les négociations débutent aujourd'hui – Vote au magasin de Brossard le 1er avril

René Roy, secrétaire général de la FTQ <br> <br>Photo Didier Debusschère, archive FTQ

René Roy, secrétaire général de la FTQ

Photo Didier Debusschère, archive FTQ

Montréal, le 16 mars 2005 – C’est aujourd’hui que débutent les négociations en vue de la signature d’un premier contrat de travail au magasin Wal-Mart de Saint-Hyacinthe, annonce M. René Roy, secrétaire général de la FTQ. « Nous espérons que la compagnie va respecter la loi et négocier de bonne foi une première convention collective », ajoute M. Roy.

« Nous allons présenter le projet de contrat et déterminer des dates pour les séances de négociations avec l’employeur », indique de son côté M. Yvon Bellemare, président de la section locale 501 des Travailleurs et travailleuses unis de l’alimentation et du commerce (TUAC), un syndicat affilié à la FTQ. Le syndicat a été accrédité le 18 janvier dernier pour représenter les quelque 200 salariés du magasin de Saint-Hyacinthe. Il vient aussi d’être reconnu pour représenter la dizaine de salariés de l’atelier automobile du même magasin.

Brossard : vote le 1er avril

Au magasin de Brossard, c’est le 1er avril prochain que les salariés seront appelés à voter pour dire s’ils veulent aussi être représentés par la section locale 501 des TUAC-FTQ. La décision en ce sens a été rendue par la Commission des relations du travail (CRT). La Commission a aussi statué récemment que Wal-Mart s’était rendue coupable d’intimidation et de harcèlement à l’égard d’employées de ce magasin favorables à la syndicalisation. Une décision semblable a également été rendue dans le cas du magasin de Sainte-Foy.

Jonquière : campagne de parrainage

À Jonquière, des plaintes ont été déposées auprès de la CRT par un grand nombre de salariés qui estiment que l’employeur a exercé des mesures de représailles à leur égard en annonçant la fermeture du magasin. De telles mesures contre des salariés qui exercent leur droit d’association sont illégales en vertu du Code du travail.

Par ailleurs, la FTQ a demandé à ses quelque 5 000 syndicats locaux de participer massivement à un programme de parrainage pour venir en aide aux salariés du magasin de Jonquière qui perdront leur emploi le 6 mai prochain, indique le secrétaire général de la FTQ. « Ce programme comprend deux volets : une aide financière et des offres d’emploi », précise René Roy. Le syndicat des TUAC, qui compte 1,4 million de membres en Amérique du Nord, est également mis à contribution.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale québécoise, représente plus d’un demi-million de membres.