« L’opposition systématique des caquistes et des libéraux à l’Assemblée nationale doit cesser. Il est plus que temps que les intérêts de la population du Québec prennent le pas sur la basse politicaillerie. »

Le retrait du projet de loi 14

Le secrétaire général de la FTQ, Daniel Boyer

Le secrétaire général de la FTQ, Daniel Boyer

— Daniel Boyer, secrétaire général de la FTQ

Montréal, le 14 novembre 2013. – La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) prend acte du retrait du projet de loi 14 visant à bonifier la Charte de la langue française. Ce projet de loi, bien qu’il ait eu besoin d’amendements pour le fortifier, avait le mérite de susciter un débat démocratique au sein de la population sur les enjeux linguistiques au Québec, notamment sur la francisation des milieux de travail.

Il y avait au moins l’idée de moderniser une loi adoptée il y a plus de 35 ans, rien de plus normal après tant d’années.

« Mais, ce que nous déplorons d’abord et avant tout, dit le secrétaire général de la FTQ, Daniel Boyer, c’est le comportement systématique de l’opposition à l’Assemblée nationale qui tire sur tout ce qui bouge, sans jamais prendre en compte les intérêts collectifs de la population du Québec. »

« Pour nous, à la FTQ, ce sont ces intérêts qui doivent avoir la primauté. Le choix démocratique fait par l’électorat, même s’il conduit à un gouvernement minoritaire, doit être respecté. Les projets de loi doivent être évalués à la lumière de leurs résultats plausibles sur le bien-être collectif et non pas à la lumière de velléités partisanes et de petite politicaillerie. »

« Comme si ce n’était pas assez, l’opposition a rejeté du revers de la main plusieurs autres projets de loi, dont celui sur les mines, un autre sur la création d’un ministère de l’Enseignement supérieur, un autre sur la Banque de développement économique du Québec et un autre, enfin, visant à abolir les primes de départ des députés démissionnaires. »

La FTQ réitère son engagement à faire du français la langue commune de tous les milieux de travail et de l’ensemble des activités au Québec.

« À ce sujet précisément, les caquistes et les libéraux se comportent exactement comme l’opposition en 1977 lors de l’adoption de la Charte de la langue française : un mur d’incompréhension, de chasse aux sorcières et d’apparition de Bonhomme Sept Heures, comme si le Québec allait cesser d’exister en affirmant sa singularité. C’est inadmissible », a conclu Daniel Boyer.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale au Québec, représente plus de 600 000 travailleurs et travailleuses.