Les techniciens paramédics forment un nouveau syndicat

Création d’un nouveau syndicat à la FTQ

Montréal, le jeudi 19 mars 2009 – « Nous sommes fiers d’annoncer aujourd’hui la création d’un syndicat qui deviendra un acteur fondamental dans le monde des services préhospitaliers d’urgence : la Fraternité des travailleurs et travailleuses du préhospitalier du Québec, section locale 592 (FTQ). Il s’agit d’une annonce majeure autant en ce qui a trait à la défense et à l’avancement de la profession de technicien paramédic qu’à l’amélioration des services préhospitaliers d’urgence, partout au Québec », a déclaré Michel Arsenault, président de la FTQ.

Ce nouveau Syndicat est né de la fusion de deux groupes issus de syndicats de la FTQ, le SQEES-298 (FTQ) et le STUQ-911 (FTQ). Pour l’instant, le FTPQ-592 (FTQ) regroupe plus de 600 membres, dans tous les coins du Québec, un nombre qui est appelé à grandir au cours des prochaines années. Il est affilié à l’Union internationale des employés de service, l’un des syndicats nord-américains les plus importants, avec plus de deux millions de membres.

« Les travailleuses et travailleurs du secteur préhospitalier d’urgence ont demandé d’être regroupés dans une structure autonome, qui fera valoir leurs revendications communes. Nous avons donc décidé d’unir nos forces afin de créer ce nouvel affilié à la FTQ », a ajouté Daniel Boyer, président du SQEES-298 (FTQ) et vice-président de la FTQ.

Une profession qui doit être reconnue à sa juste valeur

Depuis vingt ans, la profession de technicien paramédic s’est grandement développée. Rappelons que depuis le milieu des années 90, la formation collégiale nécessaire pour occuper un emploi de technicien paramédic est passée de 150 heures à 900 heures.

Aujourd’hui, les techniciens paramédics posent de nouveaux actes, utilisent du matériel médical de pointe, toujours dans l’objectif de sauver le plus grand nombre de vies possible. Par exemple, depuis de nombreuses années, le moniteur-défibrillateur est utilisé dans les véhicules ambulanciers, les techniciens paramédics peuvent administrer certains médicaments et peuvent pratiquer les intubations. Pourtant, leurs conditions de travail n’évoluent pas au même rythme.

Les organisations syndicales sont à pied d’œuvre afin que le gouvernement du Québec accorde des conditions de travail qui sont conformes à l’évaluation de la profession.

« Notre premier objectif sera de faire reconnaître le travail des techniciens paramédics à sa juste valeur, autant pour celles et ceux qui ont bâti le système dont nous bénéficions aujourd’hui que pour les finissantes et finissants qui intègrent le réseau. Nous travaillerons sans relâche afin que les emplois de ce secteur soient correctement reconnus et rétribués », a ajouté Mario Harvey, le nouveau président de la FTPQ-592 (FTQ).

Des services préhospitaliers d’urgence qui doivent être améliorés partout au Québec

Dans plusieurs régions du Québec, il existe toujours des zones qui ne sont pas desservies adéquatement en termes de services préhospitaliers d’urgence. La FTPQ-592 (FTQ) se promet de continuer le travail entamé depuis quelques années afin qu’il y ait des véhicules et des effectifs en nombre suffisant partout au Québec.

« Quand on sauve des vies, toutes les secondes comptent. L’engagement des travailleuses et travailleurs du préhospitalier pour la vie et la sécurité des personnes est absolument indéfectible. À partir de maintenant, ils bénéficieront de l’appui d’un syndicat fort qui parlera en leur nom et défendront leurs intérêts à toutes les occasions », a conclu Michel Arsenault.

La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec est la plus grande centrale syndicale québécoise, avec plus de un demi-million de membres.