Les organisations syndicales québécoises interpellent le président Peña Nieto

Violations systématiques des droits du travail au Mexique

À l’occasion des Journées mondiales de solidarité avec le mouvement ouvrier mexicain (18 au 24 février), les principales organisations syndicales québécoises dénoncent les violations systématiques des droits des travailleuses et travailleurs au Mexique et interpellent le nouveau Président, Enrique Peña Nieto.

Des réformes récentes apportées à la législation mexicaine renforcent le système des contrats de protection patronale, allègent les pénalités pour les employeurs qui contreviennent à la loi et mettent particulièrement en péril le droit pour les travailleuses et travailleurs de choisir librement le syndicat qui les représente et celui de négocier collectivement des conditions de travail décentes. « Par ces réformes », de souligner Michèle Asselin, coordonnatrice du Centre international de solidarité ouvrière (CISO), « le Mexique viole les conventions statutaires de l’Organisation internationale du travail (OIT) en matière de liberté syndicale et ouvre la porte à des abus de plus en plus généralisés et flagrants. »

Une délégation du CISO, de la CSN, de la CSQ, de la FIQ et de la FTQ rencontrera le Consul général du Mexique à Montréal, M. Porfirio Martínez Morales. Elle lui remettra une lettre à l’intention du Président Peña Nieto, réclamant son intervention urgente pour le respect des droits du travail dans son pays.

En solidarité avec leurs collègues des organisations syndicales représentatives mexicaines, les organisations syndicales québécoises entendent poursuivre leur mobilisation. Elles invitent leurs membres et la population du Québec à écrire au P.-D.G de l’usine de pièces automobiles PKC pour protester contre le licenciement, en décembre 2012, de plus de cent personnes ayant mené une campagne pour l’élection d’un syndicat indépendant dans son usine de Cuidad Acuña, Mexique.