Les libéraux ont sacrifié les femmes à leurs intérêts partisans

Attaque par les conservateurs de l’équité salariale

Louis Bolduc, vice-président de la FTQ.

Louis Bolduc, vice-président de la FTQ.

Ottawa, le mardi 24 février 2009 – La FTQ a profité des audiences du comité des finances étudiant le projet de loi C-10 pour dénoncer vertement les dispositions de la loi budgétaire qui remettent en question le droit des femmes à l’équité salariale.

« La proposition des conservateurs constitue un recul épouvantable pour le droit des femmes de rectifier les disparités salariales basées sur la discrimination, a déclaré Louis Bolduc, vice-président à la FTQ. Si elle maintient l’idée d’équité, elle la vide de son sens et prive les femmes des moyens de faire valoir leurs droits. »

La FTQ a dénoncé l’incorporation de ces dispositions à la loi d’exécution du budget. « Nous demandons aux conservateurs de séparer la discussion de l’équité salariale du vote sur le budget. Il s’agit là du gros bon sens : l’équité salariale devrait être débattue séparément et non faire partie du budget. » a ajouté Louis Bolduc.

Par ailleurs, la FTQ a pris bonne note de l’intention des libéraux de capituler devant le coup de force des conservateurs. « Avec leur appui au budget, les libéraux d’Ignatieff ont dans les faits sacrifié les travailleurs, le Québec et maintenant les femmes à leurs intérêts partisans. Si c’est comme ça qu’ils entendent ‘surveiller’ les conservateurs, la prochaine session risque d’être longue», a affirmé Louis Bolduc.

La FTQ a profité des audiences pour réitérer l’urgence d’améliorer les prestations d’assurance-emploi, d’ajouter des dispositions d’achat local aux dépenses d’achats publics, et de respecter l’entente sur la péréquation.

« L’attitude d’Ottawa sur la péréquation est carrément aberrante. On nous dit qu’on ne peut se permettre de dépenser deux milliards de plus alors qu’on en dépense allégrement 18 à d’autres postes. Difficile de ne pas voir là une mesure revancharde à l’égard des provinces qui n’ont pas voté pour les conservateurs l’automne dernier », a conclu le président de la FTQ, Michel Arsenault.