Les employés de Catelli craignent la fermeture de l'usine de la rue Notre-Dame

Sylvain Gagné, président local du Syndicat international des travailleurs de la boulangerie, confiserie, tabac et meunerie affilié à la FTQ

Sylvain Gagné, président local du Syndicat international des travailleurs de la boulangerie, confiserie, tabac et meunerie affilié à la FTQ

Montréal, mercredi 20 mars 2002 – Les employés de l’Usine de pâtes alimentaires Catelli, rue Notre-Dame Est à Montréal, craignent la fermeture de l’usine, à moyen ou long terme, après l’annonce du non-renouvellement du contrat avec la multinationale américaine H.J. Heinz pour la fabrication des sauces, dès le mois d’avril prochain.

« Malgré l’annonce par la direction de l’usine que les travailleurs affectés par cette décision seraient réaffectés à la fabrication de pâtes, c’est tout de même 75 à 80 personnes qui perdront leur emploi à court terme », a déploré le président local, Sylvain Gagné, du Syndicat international des travailleurs de la boulangerie, confiserie, tabac et meunerie affilié à la FTQ.

Non renouvellement de contrat difficile à justifier
Le président syndical s’explique mal le non renouvellement de ce contrat alors que les employés viennent justement de conclure une convention collective qui viendra à échéance au 31 décembre 2005 « pour garantir une certaine stabilité propice à l’entreprise, ce qui lui permet de surcroît de pouvoir prévoir ses coûts de production pour les prochaines trois années ».

« À la limite on verrait un certain rationnel dans la décision de ne plus fabriquer les sauces si celles-ci étaient destinées à l’exportation et que l’entreprise voulait rapprocher la production de son marché.

« Mais au contraire, les quelque 56 millions de livres de sauces fabriquées à Montréal sont en majeure partie écoulées sur le marché local et national », a ajouté M. Gagné.

Les sauces et les pâtes vont de pair
« Ce qui nous fait craindre la fermeture, ce sont les propos de la direction qui, tout au long de la négociation, insistait sur le fait que la production des sauces et des pâtes allait de pair en terme de masse critique pour avoir des coûts de production concurrentiels. Mais nous ne restons pas les bras croisés.

« Nous travaillons présentement avec le service Urgence Emploi du Conseil régional FTQ du Montréal métropolitain et avec le Fonds de solidarité de la FTQ depuis plusieurs mois déjà pour tenter de sauver les emplois. Nous sommes également à former un comité pour la survie de l’entreprise avec des partenaires régionaux », a conclu Sylvain Gagné.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale québécoise, représente plus d’un demi-million de membres.