Les dirigeants de la FTQ en Abitibi-Témiscamingue

« De notre côté, on est toujours prêts à se relever les manches, mais il faut aussi que les entreprises mettent la main à la pâte » — Michel Arsenault et Daniel Boyer, président et secrétaire général de la FTQ

juin 2012 – Michel Arsenault et Daniel Boyer, respectivement président et secrétaire général de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) sont de passage à Rouyn-Noranda afin de rencontrer des travailleurs et des travailleuses de la région.

« C’est sûr que lorsqu’on visite des régions qui dépendent autant des ressources naturelles, on a tendance à penser que tout dépend de la production. Mais s’il faut produire, il faut aussi distribuer. MGF, un distributeur de produits laitiers, demande à ses employés une baisse salariale de 30 %. Sans discussion, sans rencontre, sans négociation véritable, MGF a mis les gens en lock-out. Où est-ce qu’on s’en va? » C’est ainsi que le président Michel Arsenault a amorcé la conférence de presse organisée dans le cadre de la tournée régionale de la FTQ.

« Alors que les travailleurs et les travailleuses de Résolu à Amos viennent pour la deuxième fois d’accepter des concessions importantes, l’employeur traîne toujours et ne fait pas les investissements nécessaires pour assurer la continuité des activités. Du côté des syndicats, on est prêts, à chaque fois, à se relever les manches, mais il faut aussi que les entreprises — et les différents niveaux de gouvernement — mettent la main à la pâte, c’est la moindre des choses », a-t-il poursuivi.

À la FTQ, les dossiers de la forêt et des mines occupent le premier rang parmi les priorités, et les énergies sont mises sans relâche pour sauver et créer des emplois. En Abitibi-Témiscamingue, il en va de la vie de toute la région.

Les gouvernements font leur « job » à coup de lois

Daniel Boyer n’a pas été plus tendre envers les gouvernements. Il a dénoncé vertement la loi 12 (projet de loi 78) votée par le gouvernement Charest contre le mouvement étudiant, qui contrevient au droit général et reconnu de manifester. Il s’en est pris également au gouvernement Harper, qui n’a pas hésité lui aussi à recourir à des lois spéciales pour bloquer la libre négociation, chez Air Canada, chez les postiers et dans le rail, et qui met à mal les droits démocratiques avec son projet de loi C-38.

« Ça n’a plus d’allure!, a-t-il dit. Avec C-38, le gouvernement enlève même aux chômeurs et aux chômeuses le seul moyen qu’ils avaient de se défendre en appelant devant les tribunaux administratifs des décisions qu’ils jugeaient injustes. Et du même coup, il veut les obliger à accepter des emplois moins qualifiés, moins rémunérés et à l’extérieur de leur lieu de résidence. Dans plusieurs entreprises, les syndicats n’ont pas le temps d’acquérir le droit de grève que les employeurs sont rassurés par l’annonce d’une loi spéciale faisant leur affaire. C’est inadmissible. »

Les dirigeants de la FTQ ont aussi fait valoir le message qu’ils véhiculent de région en région : continuer à lutter pour nos régimes publics de santé et d’éducation, pour des régimes de retraite qui permettent de vivre à l’abri des soucis et développer le Québec comme un territoire où la production de richesses profite à l’ensemble de sa population.

Ils ont conclu en remerciant tous ceux et celles qui ont travaillé fort dans le secteur de la construction, alors que la période de maraudage se termine en fin de semaine. « Voter pour la FTQ-Construction, c’est voter pour le syndicat qui est le seul au Québec à offrir à ses membres tous les services dont ils ont besoin. Voter FTQ-Construction, c’est s’unir pour construire! »

La FTQ, la plus grande centrale syndicale québécoise, représente plus de 600 000 membres.

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Source : FTQ
Renseignements : Jean Laverdière, 514 893-7809