Les centrales syndicales du Québec et Au bas de l'échelle réclament des améliorations à la Loi sur les normes du travail

Montréal, le 13 novembre 2001 - Les centrales syndicales du Québec (CSD, CSN, CSQ, FTQ) unissent leurs voix à celle de l’organisme de défense des droits des non-syndiqués Au bas de l’échelle, pour réclamer une réforme en profondeur de la Loi sur les normes du travail. Cette Loi, qui a plus de 20 ans et qui détermine les conditions de travail de 60 % de la main-d’oeuvre québécoise, a été élaborée en fonction d’emplois stables, à temps plein, occupés par des salariés n’ayant qu’un seul employeur à la fois, souvent le même tout au long de leur vie active. Cependant, de plus en plus de gens occupent maintenant des emplois précaires à temps partiel, sur appel, temporaires, contractuels, pour une agence de placement, à domicile, etc., qui sont mal couverts par les lois du travail, lorsqu’ils n’en sont pas complètement exclus.

Au bas de l’échelle et les quatre centrales syndicales dénoncent cette précarisation du travail, qui résulte de stratégies patronales visant à diminuer les coûts de main-d’œuvre et à contourner les lois du travail.

« Si nous voulons une loi qui soit plus qu’une loi sur les normes du travail régulier à temps plein, une loi qui remédie adéquatement aux abus les plus criants dont sont victimes les salariés non syndiqués, il faut revoir en profondeur la Loi sur les normes du travail. Nous demandons au gouvernement de procéder, rapidement, à cette nécessaire réforme de la Loi, qui a d’ailleurs été promise par plusieurs ministres du Travail, sans qu’aucun ne soit passé à l’action », explique Esther Paquet, porte-parole d’Au bas de l’échelle. « Au bas de l’échelle et les centrales syndicales visent un même but: améliorer l’application des lois du travail et freiner la précarisation » conclut-elle.