Léguer une société anémique

Devrons-nous vivre, dans 15 ou 20 ans, avec le jugement de nos enfants à qui nous aurons légué une société appauvrie à tout point de vue, après les années d’or de la construction de services publics de qualité, de conditions de travail décentes, etc. ? Sous l’enrobage des partenariats public privé (PPP) ou du recentrage de l’État sur ses missions de base, n’est-ce pas ce qui se produira si nous ne barrons pas la route aux visées de ce gouvernement ?

Comment pourrons-nous parler de conciliation travail-famille si les parents doivent cumuler plusieurs emplois pour réussir à joindre les deux bouts, si les services de garde n’ont plus les moyens de maintenir des services accessibles, à coûts abordables ? Comment pourrons-nous préparer une nouvelle génération de jeunes formés à la fine pointe de la technologie si on laisse sabrer dans le 1 % de la formation de la main-d’œuvre ?

Le débat et la mobilisation actuelle contre les plans du gouvernement Charest dépassent le cadre des seules relations de travail. C’est toute notre société qui est en jeu, ses valeurs, son avenir, la qualité de ses services, la qualité de vie de ses citoyens et citoyennes.

Que faire ?

La FTQ et ses syndicats affiliés ont jeté les bases d’un plan d’action qui nécessitera la participation active de tous et chacun de leurs membres.

À l’occasion d’assemblées d’information et de sensibilisation, de tournées régionales, d’interpellations des députés dans toutes les régions, on doit se mobiliser autour d’objectifs précis.

Montrons clairement à ce gouvernement que la société qu’il nous propose n’est pas le type de société qu’on veut léguer aux générations futures !

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