Le vandalisme ne sert pas la cause des travailleurs - LE SCFP RÉITÈRE SES APPELS AU CALME

Montréal, le mercredi 28 août 2002 – Après plusieurs appels au calme lancés depuis le début du conflit à Vidéotron, la direction québécoise du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) rappelle que le vandalisme n’a aucune place dans les relations du travail. Pour le SCFP, les travailleurs et le mouvement syndical n’ont rien à gagner par la commission d’actes de vandalisme, bien au contraire. C’est d’ailleurs le sens d’une communication interne que le SCFP fait parvenir aujourd’hui à l’ensemble de ses 500 syndicats membres.

Comme on le sait, les médias ont rapporté de nombreux actes de sabotage commis contre les installations de la compagnie Vidéotron au cours des dernières semaines. Dans ce contexte, le SCFP a tenu à réitérer à l’ensemble de ses 100 000 membres au Québec, sa position, qui a toujours été la même : le SCFP condamne le vandalisme. Ces actes ne servent pas l’intérêt des travailleurs et travailleuses, ils participent d’une mentalité de cow-boy où certains prétendraient se faire justice eux-mêmes et ils « ne sauraient constituer des moyens de pression acceptables dans une société que l’on veut civilisée », écrit le SCFP.

« La fin ne justifie pas les moyens », peut-on encore lire dans le rappel fait par le syndicat à l’ensemble de ses membres, la direction du SCFP appelant tous ses membres « à ne pas succomber à la tentation d’utiliser de telles méthodes, même en présence de briseurs de grève. »

Comptant près de 100 000 membres au Québec, le SCFP est présent dans plusieurs secteurs d’activités, entre autres, la santé et les services sociaux, l’éducation, les universités, les municipalités, l’hydroélectricité, les transports urbain et aérien, les communications, les sociétés d’État et organismes publics québécois. Il est aussi le plus important syndicat affilié de la FTQ.